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Bienvenue sur ma fiction.



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Prologue de ma nouvelle fiction :
Dans la grande ville de Hambourg en Allemagne, ville riche, se cache un petit couple orphelin et SDF. Aucun "Je t'aime" n'a été prononcé vis-à-vis l'un de l'autre car ils ne s'aiment pas réellement. Ils s'entraident seulement car ils se ressemblent. Mais quelque chose viendra boulverser leur petite vie résumée à faire la manche ou nettoyer des WC.


Ce n'est pas une fiction yaoi ; )

# Posté le mardi 19 juin 2007 11:36

Modifié le samedi 24 octobre 2009 12:30

Chapitre 1

Me voilà, dans cette rue sombre et désertique. Cette rue qui mène à notre appartement. Un appartement ? C'est pire qu'un toddy et je me demande comment on va faire avec CA !
Je vais devoir lui annoncer, et j'ai peur. J'ai très peur. Comment va-t-il réagir ? Je l'aime et je pense qu'il m'aime mais assez pour me comprendre ? C'est vrai que je ne suis sûre de rien avec lui que se soit de mes actes ou de mes sentiments. J'ai l'impression qu'on ne s'aime pas réellement mais le fait qu'on soit si proches, qu'on se comprenne aussi bien nous lie d'amour.
Cette rue, je la déteste, il y a tout le temps des chats qui y traînent. On ne connaît personne car personne ne passe dans cette rue et que nous sommes cloîtrés chez nous. On ne veut voir personne car tout le monde nous juge. On a peur du monde.
A chaque pas que je fais vers notre habitat ils se font toujours de plus en plus petits, de plus en plus tremblants, de plus en plus craintifs. Je crains. Je crains sa réaction. Il peut être tellement imprévisible. Ca lui est arrivé de me frapper. Je ne me suis jamais enfuie, jamais plaint, car sans lui je ne suis rien. Je n'ai jamais réussi à me dégoter un pauvre travail merdique car je suis une bonne à rien qui a peur de tout. Il est le seul à « travailler ». Il nettoie des chiottes ! Voilà son passe-temps. Nettoyer des chiottes. Autant vous dire qu'il ne faut pas le mettre en colère quand il rentre à la maison. Aujourd'hui, il ne travaille pas. J'ai de la chance. Peut-être que ça influencera sa réaction. Moi, j'ai fait la manche. Le seul truc que je peux faire pour récolter de l'argent. J'ai eu plus de 15 euros ... C'est bien pour une fois. Je me suis servie d'une partie de l'argent pour m'acheter un test de grossesse. Vous l'avez compris : Je suis enceinte. Je suis allée voir un médecin pas très clean que Mika connaît. Mikaël, c'est son nom. Il nous fait des visites médicales gratuites car on ne peut pas se permettre d'aller chez un médecin. Il faut voir les conditions aussi ... Il m'a dit que ça faisait 1 mois que j'étais enceinte. Que j'attendais cet enfant. Comment on va faire ? On n'a même pas les moyens de se faire suivre par un gynéco ! Il va naître dans des conditions pourries et il est hors de question que j'avorte !
Ce n'est pas du tout le fait que se soit mon sang, ma chair, mon enfant que je ne veuille pas avorter. C'est juste que je déteste les hôpitaux. Je ne peux pas supporter les hôpitaux. Je deviens folle à l'intérieur de cet établissement. Ces pièces blanches, trop blanches qui te font croire que c'est le bonheur, le paradis alors qu'à un moment ou un autre tu peux mourir ! Cet odeur si propre qui essaye tant bien que mal de cacher celle des cadavres.
Je ne veux pas avorter ! Je ne veux pas qu'on m'opère ! La seule fois où je suis allée à l'hôpital, ça a été horrible ! Tout d'abord, rester dans un lit à ne rien faire, je ne peux pas, et puis comme je vous l'ai dit, cette ambiance que je ne supporte pas ... Mais c'est surtout que ... J'ai perdu mes parents. Oui, je suis orpheline. Mika aussi ... C'est pour ça qu'on se comprend. Je suis une rescapée. Mes parents sont morts dans un accident de voiture, ils n'ont pas survécu à l'intervention qu'ils ont subie à l'hôpital ! Moi, j'ai réussi à m'en sortir par je ne sais quel miracle. Je me suis forgée une petite carapace depuis ça. Personne n'a réussi à la percer à part Mika ...

Le moment est enfin venu. Il va falloir que je lui avoue. Le plus vite sera le mieux. Comme ça, je serais débarrassée. J'enfonce la clef dans la serrure de la porte. Cette vieille porte, recouverte de rouille. Je tourne ce petit bout de métal et abaisse la poignet. Je rentre dans notre 2-pièces et vois Mika affalé sur le canapé en train de regarder la télé. Je ne sais pas si on peut appeler ça une télé. C'est juste un petit écran d'à peine 30-40 centimètres de diamètre, en noir et blanc, d'une qualité ... Je ne trouve même pas de mots pour définir la qualité de notre télé ! On a à peine 3 chaînes mais je crois qu'on est tellement habitués à la pauvreté que ça ne nous fait plus rien ...
Je m'avance vers lui, la main posée sur mon ventre et m'assois à ses côtés.


Moi : Mika ...
Mika [concentré sur la télé] : Oui, bébé ?
Moi : Faut que je te dise quelque chose ...
Mika [toujours concentré sur la télé] : Vas-y !
Moi : Mika, s'il te plaît, écoute-moi c'est vraiment important !
Mika [décollant enfin son regard de cette maudite télé] : Je t'écoute !
Moi : Je ... Je ... Tu sais ... Ce n'est pas facile à te dire ...
Mika : Bon vite !
Moi : Tu ne me frappes pas, hein ?
Mika : Si t'as fait quelque chose de grave c'est normal que je te frappe !
Moi : Mika ... Je suis enceinte !

Je ferme mes yeux d'un coup sans oser les rouvrir ! Je sens que Mika s'est levé du canapé. J'ouvre doucement mes yeux et voilà qu'il m'attrape par le poignet et me lève à mon tour.

Mika : Tu te fous de ma gueule, j'espère ?!
Moi : Non, Mika ... Je suis allée voir Manu ... Ca fait 1 mois ...


Il commence alors à s'avancer vers la table où sa veste était posée.

Mika : Dépêches-toi, on va à l'hôpital !
Moi [m'affolant] : Non ! Je ne veux pas y aller !
Mika : Comment ça ?
Moi : Tu sais bien que j'ai la trouille des hôpitaux, je ne veux pas y aller !
Mika : Tu veux avorter comment petite pute ?
Moi : Mika, je ne veux pas !
Mika : Tu veux le garder ?
Moi : Ce n'est pas vraiment ça mais ...


Il repose sa veste à l'endroit où elle était et baisse la tête vers le sol comme pour réfléchir. Il pose alors sa main sur son front comme pour se calmer. La peur m'envahit, c'est mauvais signe en général.


Mika : Je t'avais dit de prendre des capotes !
Moi : Tu savais bien qu'on n'avait pas assez de sous !
Mika : Et alors ! Tu pouvais bien remplacer par quelque chose !
Moi : Tu préfères acheter des petits bouts de latex au lieu de la bouffe ? On n'avait plus rien ce jour-là ! Tu as fait le con avec je ne sais quoi et on n'avait plus rien ! T'avais qu'à rentrer ta bite dans ton jean !
Mika : Comment tu me parles comme ça, toi, hein ?


Il s'approche tout d'un coup violemment de moi. Il crie de plus en plus fort.


Mika : Tu vas voir que tu vas avorter sale pute !
Moi [criant et pleurant] : Mika ! Arrête !


Il me prend par les épaules. Son regard est noir. Je n'aime pas quand il est comme ça. Ce n'est pas la première fois qu'il me frappe mais je sens bien qu'aujourd'hui ce n'est pas comme les autres fois. Il me lance des gifles plus fortes les unes que les autres. Mes pleurs redoublent à chaque coup. Je ne sais plus où je suis, ce que je fais. J'ai l'impression que le monde s'est arrêté et qu'il est temps pour moi de partir d'ici. De ce monde. Il me balance ensuite contre la porte où mon arcade vient se cogner et s'exploser. Je sens la douleur sans la sentir réellement. Il y a des fois des moments où vous êtes encore vivant mais votre esprit est mort et vous ne réagissez plus. Il ouvre d'un coup la porte, me jette à terre.

Mika : Ne reviens même plus me voir ! Tu devrais avoir honte avec tout ce que j'ai fait pour toi !

Il me crache à la figure et ferme la porte violemment.
Les larmes dévalent sur mes joues et je suis secouée d'énormes spasmes. Une envie de vomir me monte dans la gorge. J'ai l'impression que tout est noir autour de moi, que tout est au ralenti pour que je souffre encore plus longtemps. Je crie sans m'en rendre compte. Je crie à en perdre ma voix. J'aimerais me lever et trouver un pont pour me jeter du haut de celui-ci mais je n'ai pas la force de me lever. Je ne réagis plus. Mon corps ne réagit plus. Je suis en train de me laisser mourir étalée contre le bitume de la rue. Pourtant je ne meurs pas. Ce ne sont pas ses coups qui me tueront. Mais ils ont tué mon âme. Pourtant une ombre fit apparition dans mon champ de vue. Est-ce que cette ombre allait être la fin de mon enfer ? Ou alors une persuasion de mettre fin à mes jours ?


_____________________________________________________________________________________

Voilà le tout début de ma nouvelle fiction.
Ca vous plaît ?
Ca vous donne envie de continuer à lire ?
Des conseils à me donner ?
Sinon, bien repris les cours ?
Pour le premier chapitre je ne demande pas un nombre de com's précis.
Mais j'veux que vous me mettiez le maximum pour que ça me donne envie de mettre la suite :D
Bisoux

Chapitre 1

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 04:01

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 06:10

Chapitre 2

L'envie de vomir me monte dans la gorge. Alors que cet inconnu se dirige vers moi, je vomis mes tripes avec le peu que j'ai mangé aujourd'hui. Non, je ne suis pas anorexique, mais j'ai tout de même des carences alimentaires. Je suis assez maigre, on ne peut d'ailleurs constater aucune trace de grossesse. Je sais ça fait seulement 1 mois. Mais tout de même ...
Je pleure encore. Je vomis encore. Et cette ombre n'est qu'à seulement quelques mètres de moi. Il doit sûrement avoir peur de cette rue et de moi. Une pauvre clocharde avec des habits ignobles, qui puent. Je suis sale. Je n'arrête pas de vomir. Je chiale. Je crois que sa peur se comprend, non ?


... : Euh ... Excusez-moi mais vous voulez de l'aide ?

Il veut m'aider ?
Une lueur d'espoir traverse mon esprit même si j'ai peur. Je ne sais pas si je pourrais redonner ma confiance à quelqu'un un jour.


... : Vous devriez venir avec moi à l'hôpital, vous n'avez vraiment pas l'air d'être bien !
Moi : NON ! Pas l'hôpital ! Tout mais pas l'hôpital, je hais les hôpitaux !


Je venais de lui crier cette phrase à la gueule comme une sauvage. Je ne comprends pas qu'il ne se soit pas échapper en courant après ça. Je redresse ma tête et essaye de dévisager cette personne à travers mes yeux embués.
J'arrive à distinguer des cheveux longs noirs avec des mèches blondes sur les pointes. Un visage fin avec un regard attirant.
Un regard comme je les aime, noir, profond, remplis d'émotions. Le sien est cerclé de noir. Un homme maquillé. Ca me plaît cette idée. Il a un air attendrissant.
Une bouche fine et soyeuse. Un petit nez retroussé tout mignon. Il est vraiment attirant.


... : Je ... Désolé ... Je ne savais pas ...
Moi : Nan, c'est moi, désolé de vous avoir crier dessus.


Et je me remets à pleurer.
Je sens qu'il n'ose pas s'approcher. Déjà par la timidité et aussi parce qu'il y a du vomi tout autour de moi. L'odeur nauséabonde me remonte d'ailleurs au nez et je vomis encore une fois.
Ma trachée me brûle. Je ne vomis plus que de la bile. C'est acide, ça pique.


... : Ecoutez, je, vous n'avez qu'à venir chez moi. Je ne peux vraiment pas vous laisser comme ça.
Moi : Pourquoi vous occupez vous de moi ? Je n'en vaux pas la peine, je ne suis qu'une traînée, qu'une clocharde qui vous fait pitié ! J'ai l'habitude qu'on ait pitié de moi.
... : Peut-être que je ressens de la pitié pour vous mais c'est bien une raison pour que je ne vous laisse pas pourrir là, dans cette rue horrible !
Moi : Vous n'êtes vraiment pas obligé.
... : Si ... Je me sens obligé en vous voyant comme ça.
Moi : Vous allez vous faire chier plus qu'autre chose avec moi.
... : Peu m'importe. Maintenant que je vous ai trouvé, je ne vous lâcherais pas.
Moi : Merci ...
... : De rien ... Je ne peux vraiment pas faire autrement en vous voyant comme ça. Vous vous appelez comment ?
Moi : Amélie ...
... : C'est joli ! =) Moi, c'est Bill.
Moi : Merci Bill ...
Bill : T'as assez de force pour te lever ? Ou tu veux que je t'aide ?
Moi : Tu veux me porter ? xD Nan, ça ira ... Merci ! =D
Bill : Je n'habite pas loin. On parlera une fois que tu auras pris une douche, Ok ?
Moi : Oui, merci ! *_*
Bill : De rien.


Je me lève encore tremblante et je suis Bill qui va m'emmener chez lui. Je ne sais pas pourquoi je le suis au lieu de me pendre. C'est clair que je ne vais pas rester infiniment chez lui. Je ne trouverais jamais de travail, je n'ai pas de diplômes. Une fois sorti de cette rue diabolique, le soleil me frappe les yeux. Un sourire de bonheur se dessine sur mon visage. Je n'ai jamais vu le soleil comme ça. C'est tellement beau. Je reste là sans bouger à admirer le ciel. Je ne savais pas que le ciel de Hambourg était aussi merveilleux.
Bill m'appelle. C'est vrai que j'étais restée paralysée devant ce soleil alors que Bill avait continué son chemin. Je le rejoins en trottinant et une fois arrivé à sa hauteur un sourire de tendresse se devine sur son visage. Je lui réponds et nous voilà repartis.
Je me sens en confiance avec lui. Il a l'air si protecteur.
Les gens nous regardent bizarrement. C'est vrai quoi, un mec qui a le look d'une rock star qui a une clocharde à ses côtés, on ne voit pas ça tous les jours.
Mais même s'il a l'air friqué, il n'a pas l'air de se la péter tellement. Il serait déjà parti en me laissant je crois s'il n'était pas si généreux et tendre.
On marche encore et encore et moi je m'amuse à regarder les gens qui nous dévisagent. C'est vrai, je trouve ça marrant. J'aime bien attirer les regards. Je n'aime pas ressembler à tout le monde, alors autant dire que j'aime quand les gens me regardent. Ca veut dire que je suis bizarre, mais j'aime être bizarre.
Puis, Bill tourna dans le quartier des riches. Je ne m'étais pas trompée. Il est bel et bien friqué. Je ne compte pas en profiter. Je ne suis pas comme ça. Au contraire, ça va me rendre plus mal à l'aise qu'autre chose s'il commence à me proposer des tas de trucs.
Il rentra alors dans un jardin où sont garées 2 voitures : 1 Cadillac et 1 Mini Cooper !
J'adore la Mini Cooper. C'est mignon et sportif à la fois.


Bill : La Cadillac elle est à mon frère, moi j'ai la Mini Cooper.
Moi : J'adore la Mini ! =)
Bill [en rigolant] : Moi aussi !


Il abaissa la poignet de la porte blanche aux bords dorés.
Une lumière imparable régnait dans la pièce. Un côté luxueux dominait l'ensemble de la maison. Tout était très moderne. Le salon était dans les tons turquoise et chocolat. J'aimais beaucoup. Il y avait pas mal de plantes, ça donnait un côté vraiment frais et zen à la maison.


Bill : Voilà le salon !
Moi : C'est beau ! *_*


Il rigole. Je n'ai jamais vu un tel luxe d'aussi près. Qu'est-ce que je fous là ? Moi, avec mes habits tous sales ... Où est l'intrus ???

Bill : Viens je vais te montrer ta chambre et ta salle de bain.

Je le suis. Je ne peux faire que ça. Je suis perdue dans ce monde de luxe. Je ne me sens d'ailleurs pas très à l'aise. Moi qui, habituellement, vit dans un vrai toddy. Il me fait d'abord rentrer dans la salle d'eau qui, comme toutes les autres pièces sont magnifiques.
Puis, il m'emmena dans ma chambre, aux tons verts, qui était juste à côté de la salle de bain.
J'étais réellement époustouflée par tout ça. Tout était tellement si beau. Quand je repense à mon petit matelas dans notre appart à Mika et moi. Mais tout ça, c'est fini.


Bill : Va t'asseoir sur le lit si tu veux ! N'aie pas peur. C'est tout pour toi. Et ne crois pas profiter de moi en faisant ça, je ne te le proposerais pas si je ne le voulais pas.

Il est hyper bavard je trouve, par rapport à moi. Moi, je me sens tellement timide là.
Je vais m'asseoir sur mon lit comme il me l'a incité. Il est tellement agréable, ferme. J'ai déjà envie de me coucher en m'asseyant dessus. Mon vieux matelas ne me manquera pas du tout. Lui qui était tout détraqué et mou. J'avais de tels maux de dos à cause de lui.


Bill : Tu veux voir où est ma chambre ? Je te fais visiter le reste de la maison pour que tu prennes tes marques. Et puis si tu as besoin de quelque chose, demande-moi ! =)
Moi : Ok ...
Bill : A part si tu me demandes de t'acheter tes trucs hygiéniques là que mettent les meufs ... Je te donnerais juste l'argent ! xD
Moi : Euh ... Je suis enceinte, ça ne risque pas d'arriver.
Bill : Ah ... Désolé. J'vais voir mon frère, je ne sais pas trop où il est mais y'a sa voiture donc il devrait être là. Il faut que je te le présente.


C'est bien ce que je pensais, il est très bavard ! =)
Je ne me sens vraiment pas à l'aise. Déjà qu'il m'accueille chez lui, et puis dans une maison si luxueuse. J'ai l'impression de déranger. Qu'il a autre chose à faire que de s'occuper d'une clocharde. C'est vrai que tout ça, tout ce luxe me fait rêver, j'ai l'impression d'être une princesse, mais je n'ai tellement pas l'habitude, que je suis mal à l'aise et je regrette presque mon petit toddy.

Bill : Tu viens ? Je vais te présenter mon frère, il est dans sa chambre et puis après je te montrerais le reste de la maison.

Je le suis. Je suis tellement mal à l'aise, que moi, qui suis plutôt bavarde d'habitude, je n'ose plus parler. Je ne me sens d'ailleurs pas bien à l'idée de rencontrer une autre personne. Lui, il a bien été gentil avec moi, mais d'habitude les gens me jugent mal, alors peut-être que son frère fera parti de ces gens ? Je suis devenue très craintive face au monde. Pourtant, je me rappelle très bien mon enfance. J'étais une petite fille très joyeuse, très sociable, toujours souriante. J'étais très dynamique. Maintenant, je n'ose plus rien faire. Je ne fais plus de sports. Je ne souris quasiment plus. Je pleure tout le temps. Je n'ose plus parler aux gens. Je me suis extrêmement renfermée.
Il toque à la porte.


_____________________________________________________________________________________

Chapitre 2 fini.
Vous en pensez quoi ?
Comment Tom va réagir ?
Une idée de ce qu'il va se passer ?
Vous avez toujours envie de lire ?
J'suis contente parce que globalement ça vous a plu. J'ai reçu des commentaires touchants,
qui m'ont donnée envie de continuer et de vous poster une suite.
Surtout qu'en ce moment ça va pas fort fort.
Donc, Merci BEAUCOUP.
La suite dans 150 com's.

Chapitre 2

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 13:19

Modifié le mardi 09 septembre 2008 11:36

Chapitre 3

Il toque à la porte.

... : Euh ... Oui ... Euh ... 2 secondes !

Bill s'interroge. Il retoque à la porte et cette fois-ci, un oui plus clair se fait entendre.
Bill abaisse la poignet, et fait face à une chambre plutôt enfumée, empestant la cigarette.


Bill [plutôt en colère] : Tom ?!?!
Tom : Ouii ??
Bill : Tu me soules ! T'avais dit que t'allais arrêter de fumer !
Tom : Bill, c'est bon, laisse-moi vivre, j'ai déjà fortement abaissé ma consommation. Je fais ça petit à petit.
Bill : Bon, je voulais te présenter Amélie. Je l'ai trouvée dans la rue, elle était vraiment mal en point alors on va l'héberger quelques temps, Ok ?
Tom : Pas de problème ! =)
Bill : Amélie, je te présente Tom, mon frère jumeau ...
Moi : Bonjour ...


Frère jumeau ??? O_O
Je ne sais pas pourquoi, mais je ne ferais pas la remarque à voix haute. Quelque chose me dit qu'on n'arrête pas de leur répéter qu'ils ne se ressemblent pas du tout et qu'ils en ont peut-être marre.
Bill a d'ailleurs surpris que je ne dise rien.


Bill : C'est bizarre, t'es bien la première à ne pas nous faire la remarque qu'on ne se ressemble pas !
Moi : C'est bien pour ça que je n'ai rien dit, je me suis doutée qu'on n'arrêtait pas de vous le répéter.
Tom : Pourtant, malheureusement pour moi, on était identique à la naissance ! =)
Bill : Enfoiré ! =D
Moi : J'trouve ça mignon des jumeaux. C'est vachement proche, fusionnel, ... Je trouve ça vachement émouvant et touchant de voir comment 2 personnes peuvent être aussi proche, comment elles peuvent se connaître tellement bien.


WOW ! C'est la première fois que je fais une phrase aussi longue. Je m'étonne vachement là. Comme si Bill me décoinçait, m'aidait à surmonter des obstacles. Comme s'il m'aidait à retrouver le sourire et le goût de la vie.

Bill : J'avoue que quand je repense à notre relation, je me dis qu'on a vraiment de la chance.
Tom : On n'est quand même pas tout à fait pareil ! =D
Bill : --'
Tom : Bill est plus grand en hauteur, mais moi je suis plus long autre part ! =D
Moi : Ok ... --'
Bill : Ca, c'est mon frère, plus vantard et pervers que lui tu ne trouves pas ... --'
Moi : Faut de tout pour faire un monde. Même des clochards ...
Bill : Malheureusement, oui ... Bon, je vais te montrer le reste de la maison et puis après tu pourras prendre une douche.
Tom : T'as des affaires ?
Moi : Non ...
Bill : Ah oui ! J'avais oublié ça ... Je te prêterais quelques affaires à moi pour ce soir, demain, je t'emmènerais faire les boutiques, Ok ?
Moi : Euh ...
Bill : Ne soit pas gêner s'il te plaît ... Je le fais avec plaisir.
Moi : Bon ... Ok ...

Il vient de me rebloquer là.
J'avais réussi à me délivrer un peu de ma timidité et puis, maintenant qu'il veut m'offrir pleins de trucs, je n'ose à nouveau plus parler, mon c½ur fait des allers-retours incessant dans ma poitrine, mon ventre se tord comme une éponge qu'on voudrait essorer pour qu'aucune gouttes d'eau ne restent à l'intérieur.
Il me fait visiter le reste de la maison qui est tout aussi splendide que ce que j'ai déjà vu.
Lorsqu'il me montre sa chambre, il ouvrit son armoire et me proposa différents tee-shirts, pantalons.


Bill : Sinon, tu peux prendre un tee-shirt à Tom et un de ses caleçons juste pour la nuit, je ne pense pas qu'on va ressortir ce soir.
Moi : Oui, pourquoi pas ...
Bill : Suis-moi ! Je suppose que tu n'es pas encore trop habituée.


Je le suis comme il me l'a ordonnée. Je ne peux rien faire d'autres de toute façon. Je n'oserais jamais aller toute seule voir Tom. Déjà, de peur de me perdre, puis aussi car je n'oserais jamais lui parler.
Une fois, un tee-shirt et un caleçon en main, je m'immisce jusqu'à ma salle de bain pour prendre une douche.


Bill : Si tu veux te faire couler un bain tu peux aussi ! =)
Moi : Oui, merci ...


Je ne veux pas trop en profiter pour le moment, une simple douche me suffira.
Je pénétrai dans la salle d'eau, puis me déshabillai lentement. Pourquoi lentement ? Car j'ai peur. J'ai peur d'être surveillée et de faire un pas de travers, de casser un carreau de marbre ou casser le robinet et créer une fuite qui inonderait la maison.
Je rentre dans la baignoire où les gels douches et les shampoings étaient présents sur le côté de celle-ci et fit couler l'eau. Je m'arrosai lentement pour profiter de ce bien-être que je n'avais pas connu depuis un bon bout de temps. Oui, je suis sale, je pue, mais je suis une clocharde, rappelez-vous bien. Enfin, je reposai la pomme de la douche. Mais en reposant cet objet, je fis un faux mouvement et appuyai sur un bouton qui fit trembler la baignoire. Je pris peur. Je crus que la baignoire allait exploser. Mon c½ur battait à 100 à l'heure, mon ventre me tordait de douleur. J'ai l'air tellement débile. Je réussis tout de même à réappuyer sur le bouton qui avait engendré ce tremblement et tout s'arrêta. J'avais appuyé sur le bouton du jacuzzi. Je suis tellement conne. J'ai honte de moi-même. Je me hais.
Après ce petit incident, je continuai ma douche tranquillement.
Je sortis après quoi de la douche, m'essuyai et enfilai le caleçon et le tee-shirt de Tom qui était bien sûr 3 fois trop grand pour moi.
Je sortis enfin de la salle de bain, les cheveux trempés et la peau encore légèrement humide puis descendis au salon où Bill était installé dans le canapé à regarder la télé et m'attendait, apparemment, impatiemment.


Bill : Ca t'a fait du bien ? =D
Moi : Oui, merci.
Bill : Tu veux parler un petit peu ?
Moi : Je pense que ça serait mieux, oui, si je t'expliquais.
Bill : Viens t'asseoir, je ne vais pas te manger ! =)


Je m'exécutai. Il n'arrêtait pas de me sourire. Un sourire si chaleureux, si merveilleux. Je croyais fondre sous son sourire, sous sa dominance. Je m'installai donc timidement sur le canapé de cuir noir et commençai à lui raconter.

_____________________________________________________________________________________

Fin du chapitre 3.
Désolé du retard.
Mais bon, c'est fini les vacances ...
En plus cette année, j'suis au lycée, c'est plus le même rythme ...
Bref. Revenons à ma fiction.
Pas beaucoup d'actions.
Mais ce n'est que le début.
Dans le prochain chapitre vous aurez plus de détails sur le passé d'Amélie.
Ca vous plaît toujours ?
Points positifs & négatifs de ce chapitre ?!
La suite dans 150 com's.
& Encore un énorme merci pour tous vos com's.


Chapitre 3

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 08:26

Modifié le samedi 20 septembre 2008 09:59

Chapitre 4

Je m'installai donc timidement sur le canapé de cuir noir et commençai à lui raconter.

Moi : Tout d'abord, je n'ai plus de parents. Je suis orpheline. Mes parents sont morts dans un accident de voiture. Il n'y a que moi qui ait survécu par je ne sais quel miracle. Par la suite, j'ai rencontré Mikaël, mon copain ... Enfin, mon ex ...Il est lui aussi orphelin, alors on se comprenait, on était dans le même cas. Mais il était assez violent et macho. Aujourd'hui, j'ai appris que j'étais enceinte depuis 1 mois. Quand je lui ai annoncé, il a voulu me faire avorter, mais pour moi, il est hors de question que j'aille à l'hôpital, je ne veux plus jamais rentrer dans un hôpital. Alors, il m'a frappé et chassé de notre ... logement. C'est pour ça que j'ai l'arcade explosée et la lèvre ouverte. Il m'a balancé contre la porte.
Bill [ayant l'air en colère] : Quel enfoiré ! Pardon ... Ecoute, pense au mieux. Tu ne penses pas qu'il serait mieux d'avorter que de laisser vivre ton bébé dans des conditions difficiles ?
Moi : Oui, je sais ... Mais dès que je rentre dans un hôpital, je deviens folle, comme claustrophobe. Il faut que j'en sorte, j'étouffe là-dedans.
Bill : Bon, réfléchis bien, je pense que tu fais une erreur en le gardant. Mais je vais aller à la pharmacie te chercher du désinfectant et des compresses pour te désinfecter tes blessures !


Il se leva. Moi, je restais pétrifiée. J'avais vraiment peur de me faire avorter, pourtant il a raison. Je ne peux pas garder cet enfant. Il faudrait que je fasse une fausse-couche pour bien faire. Mais c'est compliqué ... Et puis, en y repensant, si je la fais trop tard, il faudrait que je me fasse aussi opérer pour éliminer les restes du bébé ...
Pourquoi veut-il m'aider à ce point ? Je ne me sens pas à l'aise face à tout cette aide. Je l'aime bien, oui. Mais je me demande si je ne préfèrerais pas rester dans la rue comme à mon habitude.


Moi : Bill !
Bill : Oui ?
Moi : Merci pour tout !
Bill : De rien ! =)


Ma phrase tournait fausse. C'était un merci d'adieu. Je ne veux pas lui infliger des responsabilités, des emmerdes. C'est décidé. Pendant qu'il sera à la pharmacie, je partirais. Je lui laisserais un mot pour lui expliquer mais je ne me sens pas à l'aise. Mon coeur n'arrête pas de se stopper et de recommencer à battre depuis que je suis arrivée ici. Je ne me sens pas là où il faudrait que je sois. La mort m'appelle. Je n'ai plus rien à faire dans ce monde. Ma phobie des hôpitaux m'empêche d'avorter. Mon bébé vivrait dans des conditions pourries, d'ailleurs avec mes revenus peu stables, il ne survivrait pas et puis moi, je ne serais pas heureuse. Je ne suis plus heureuse. Il y a bien longtemps que je pense au suicide. Je me rappelle encore quand tout allait bien. Je trouvais ça tellement stupide. Aujourd'hui, je peux comprendre certaines personnes. Je sens que mon heure est arrivée. Que mon destin est dans les mains de la mort et que je n'ai plus le choix, que c'est une fatalité. Que quoi qu'il arrive, je vais mourir.
Ma décision est prise. Je pars.
Bill enfile sa veste, enfourche son sac sur son épaule, m'adresse un dernier sourire plein d'espoir avant d'ouvrir la porte et de la refermer sur lui. La voie est libre. Je peux y aller.
Je monte dans ma chambre, trouvant le chemin vers celle-ci plus facilement que ce que je ne le pensais et réenfourche mes vieux habits. Je redescend et farfouille dans les tiroirs pour trouver du papier et un crayon. Mais je n'arrive pas à en trouver, de peur de trop fouiller et de me faire surprendre. Je monte donc vers la chambre de Tom, même si mon envie n'est pas trop de mon côté physique et puis je frappe à sa porte.


Tom : Oui, entrez ?

J'ouvre la porte et vois Tom en caleçon tentant désespérément de croiser les jambes pour cacher quelque chose. Il est assez rouge mais moi, tellement pensive à ma mort prochaine, je ne comprends rien.

Tom : Tu veux quelque chose ?
Moi : Oui, du papier et un crayon s'il te plaît.
Tom : O... K !


Une fenêtre plutôt pornographique venait de s'ouvrir sur l'écran de son ordinateur.

Tom : Merde ... Désolé, je ... C'est naturel ? =D
Moi : Ne t'inquiète pas ...


Lui, il était rouge de honte mais moi je m'en foutais, tout ce que je voulais c'était une feuille de papier et un crayon. Il se leva difficilement de son fauteuil, probablement gêné par son érection. Il trifouilla dans le tiroir d'une commode et me tendis une feuille et un stylo.

Moi : Merci ...

Je descendis au salon, m'appuyai sur la table et commençai à écrire.

Bill,
Tu as fais tellement de choses pour moi en si peu de temps ...
Je ne pourrais jamais te remercier pour tout ça, je ne pourrais jamais te rendre l'argent que tu dépenses pour moi. Tu n'arrêtes pas de me répéter que ça ne te dérange pas, que tu le fais avec plaisir, moi, je ne me sens pas à l'aise. Tu fais tellement d'efforts pour m'accueillir et me faire retrouver le sourire que j'ai honte de ce que je vais faire.
Je ne me sens plus à l'aise dans ce monde.
Je sais bien que ce que je vais faire est idiot, quand j'étais petite, je criais sur les morts qui s'étaient suicidés. Mes parents souriaient tout le temps quand je faisais ça. Mais maintenant que je suis à leur place, que je ne ressens plus ce besoin de vivre, que je n'ai plus personne qui m'aime, je les comprends. Et je comprends qu'ils doivent être heureux maintenant.
Ma phobie des hôpitaux est irréfutable !
Mon bébé naîtrait dans des conditions tellement pourries qu'il en mourrait !
Mon c½ur ne cesse de s'arrêter en écrivant cette lettre.
Je ne te connais pas, et tu ne me connais pas, pourtant, mon c½ur se déchire en écrivant tout ça. J'ai du mal à croire qu'après tout ce que tu as fais pour moi, je vais te laisser comme ça.
Merci. Merci pour tout. S'il te plaît, n'essaye pas de me retenir.
Ca ne ferait que retarder le processus.
Il faut être réaliste, tu ne m'accueilleras pas infiniment chez toi. Et moi, je ne pourrais pas profiter infiniment de ton aide qui m'a été si précieuse. Qui m'a fait croire à un monde meilleur le temps de quelques heures.
Bill, je t'aime tellement, je tiens fort à toi, dès que je t'ai vu, une lueur d'espoir m'est apparue dans les yeux, comme si tu étais Dieu. Celui qui allait me sauver. Pourtant, on est sur Terre, dans un monde réel, où chacun à son rôle.
Un rôle bon ou mauvais. Moi, le mien est maintenant de mourir.
Encore merci pour ces quelques heures de bonheur.

Amélie


Je mets ma lettre sur la table de façon visible pour qu'il la remarque facilement. Je sens qu'un lien nous lie et que je vais le briser, mais je n'ai plus le choix. Je sens des larmes invisibles coulées le long de mes joues. C'est décidé, personne ne pourrait m'arrêter.
J'ouvre la porte et pars dans le froid de Hambourg. Le ciel s'est couvert malgré le soleil rayonnant de tout à l'heure. J'ai l'impression que le temps s'est arrêté de tourner. C'est bien le cas. Pour moi, la vie s'est arrêtée. Il n'est question que de quelques minutes.
Mais avant de sortir de la ville et de mettre fin à mes jours, je dois passer une dernière fois chez « nous ». Il m'a tellement aidée. Je l'aime. Malgré tout ce qu'il m'a fait. Il m'a aidée à endurer des périodes difficiles comme moi j'ai pu l'aider. On a lutté ensemble contre le regard des autres. Je dois le voir une dernière fois.
Je me dirige donc calmement vers notre appartement, ma respiration est calme même si ma mort approche de plus en plus. Je pensais avoir peur de la mort puis quand on se retrouve face à elle, elle nous apaise.


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Fin du Chapitre 4.
J'avoue j'ai encore du retard ...
Désolé mais le rythme du lycée n'est plus le même que celui du collège.
J'ai eu pas mal de contrôles ces derniers temps.
Donc j'ai mis du temps à mettre la suite.
J'espère tout de même que ça vous plaît ?
Enfin un peu d'action.
Donnez-moi vos avis sincères.
Suite dans 100 com's.
Chapitre 4

# Posté le samedi 04 octobre 2008 13:01