Chapitre 5

Me voilà, dans cette rue sombre et désertique. Cette rue qui mène à notre appartement.
J'ai déjà dit cette phrase lorsque j'ai décidé de vous raconter ma vie. Mais maintenant, je sais qu'elle ne vous intéresse pas car je sais bien que vous ne vous souvenez plus de cette phrase. Pourtant je l'ai bien écrite. Remarque, qu'est-ce que je pouvais espérer en vous racontant ma vie ? Que vous alliez adorer et me faire signer un contrat avec un éditeur qui aurait mis fin à ma misère ? Je ne crois pas ...
Je me poste devant cette porte en acier recouverte de rouille si symbolique. Je repense à tous les moments vécus dans cet appartement. Lorsqu'une bande de racailles, nous traitant de moins que rien, nous avait suivi jusqu'à celui-ci. On s'était enfermé à l'intérieur mais ils frappaient très fort dans la porte et on croyait qu'elle allait céder.
Je repense à tous ces petits moments, quand la porte s'ouvrit et fit face à Mikaël.


Mika [menaçant] : Qu'est-ce que tu fous encore là, hein ?
Moi : Je suis venue une dernière fois avant de partir.
Mika : Ben vas-y ! Pars !
Moi [les larmes aux yeux] : Je voulais tout de même te dire une dernière fois merci pour ce que tu as fais pour moi. Je sais que je ne te mérite pas. Je ne mérite personne.
Mika [s'avançant perversement de moi] : Tiens comme c'est gentil. Merci ! x)


Il me caressa sensuellement le bras et approcha dangereusement sa bouche de mon cou. J'avais un peu peur. Est-ce une approche d'excuses ? Est-ce qu'il me pardonnait et que tout allait redevenir comme avant ? Ou, au contraire, allait-il faire quelque chose de mal ? Je le connais trop et pourtant pas assez pour savoir ce qu'il va faire.
Il essayait de se coller encore plus à moi. Mais moi, prise de peur par ce qu'il pourrait bien me faire, je reculai.


Mika : N'aie pas peur bébé !
Moi : Je ... Je n'ai pas peur !
Mika : Laisse-moi faire !


Il me rend folle. Son charme est tellement puissant, il m'est tellement précieux que je suis obligée de me laisser faire. Il le sait et il en profite. Il glisse alors doucement une main sous mon vieux tee-shirt et la remonte vers ma poitrine, qui, malgré mon peu d'argent, est soutenue par un soutien-gorge. Mon seul est unique. La chair de poule apparaît sur ma peau due à tous ses mouvements sensuels qu'il me provoquait.

Mika : Je tiens à m'excuser ...
Moi : O ... Ok ...


Il commença donc à m'embrasser langoureusement comme je l'aimais. Mais il retira rapidement mon tee-shirt et mon pantalon. J'étais déjà en sous-vêtements que lui était encore tout habillé. Je voulus enlever son tee-shirt mais il retint ma main. Il abaissa alors ma culotte. J'étais dos au mur, mais il me retourna pour que je sois dos à dos avec lui.

Moi [grelottant un peu] : Ce ne serait pas mieux de rentrer à l'intérieur ?
Mika : Non ... On n'a jamais essayé dehors ...


Il abaissa alors à peine son pantalon et son boxer pour pouvoir s'introduire en moi.
Il laissait glisser lentement sa virilité sur mes fesses, pour le faire bander un peu plus, lorsqu'il rentra brutalement dans mon cul. Beaucoup trop brutalement. J'hurlai de douleur. Et il n'arrêtait pas ! Moi je commençai à pleurer de douleur. Ses coups de reins étaient de plus en plus fort et ma douleur était de plus en plus forte. Mes cris étaient forts et stridents. Mes larmes me perturbaient en plus de la douleur mais j'entendais tout de même son rire.
Il n'était pas sincère. Il n'a jamais voulu s'excuser.
Je crus que j'étais en train de mourir. Je ne savais pas que la mort était aussi douloureuse. Lorsque j'entendis une voix.

[POV de Bill]

Cette fille. Je ne la connais pas, pourtant elle est apparue comme ça dans ma vie et a pris immédiatement une place très importante dans mon c½ur. Je ne peux pas dire que je suis amoureux, mais je ressens le besoin de la protéger. En plus, j'ai un copain. Oui. Un copain. Je suis gay. Mais je ne suis pas sûr de mes orientations sexuelles. Je n'ai pas trop envie d'expliquer pourquoi. Mais un lien me retient attacher à elle et je ne veux en aucun cas le briser. Je ne sais pas tout de sa vie. Je ne sais pas tout ce qu'elle a subit. Mais, ça doit être bien plus horrible que ce qu'elle m'a raconté. Je veux tellement l'aider. C'est comme une petite s½ur. C'est fou. Je ne pensais pas que je pourrais m'attacher aussi rapidement avec une fille comme ça.

Je rentre dans la pharmacie et fais la queue. Il y a 2 personnes devant moi. Je m'impatiente car je repense aux yeux d'Amélie. Ils avaient l'air si vidés. Comme si aucun espoir n'était présent. J'ai peur. Je me suis trop vite attaché à elle et j'ai maintenant peur de n'importe quel acte qu'elle pourrait faire. C'est maintenant au tour de la petite vieille qui attendait juste avant moi. Et là, je la vois qui te sort 36 000 ordonnances. Et puis, elle prend bien son temps la petite mamie. Mais un miracle apparaît sous mes yeux puisqu'une autre pharmacienne ouvre une seconde caisse. Je me précipite alors à la caisse d'à côté et reconnaît la caissière qui m'avait servi l'autre fois pour des préservatifs. Oups. Je m'étais jurée de ne pas la recroiser.

[Flash-back]


Moi : Bonjour.
Pharmacienne : Bonjour. Que puis-je faire pour vous ?
Moi : Euh ... J'aimerais des préservatifs ...
Pharmacienne : Je vois ... Masculin ou féminin ?
Moi : Ben masculin bien évidemment !
Pharmacienne : Euh ... Pourquoi 'bien évidemment' ?
Moi : Ca vous regarde ?
Pharmacienne : Désolé ... Quelle taille ?
Moi [honteux] : Euh ... Je ne sais pas ...
Pharmacienne : Ben, vous avez S, M, L, XL ...
Moi [honteux] : Euh ... M.
Pharmacienne : Faut pas être honteux mon garçon. Tu n'es pas le premier à qui je vends des préservatifs.
Moi : Hum ... Oui.


Putin, elle m'a foutu trop mal à l'aise cette conne. Je veux plus jamais lui parler. J'aurais trop honte après quoi. Heureusement, elle ne sait pas que c'est pour faire ça avec un mec quoi.

[Fin du Flash-back]

Je m'approche du comptoir en évitant de trop lever la tête un maximum.


Pharmacienne : Vous voulez des préservatifs ? =D

Sale chienne !

Moi : Non merci, ça ira. Je viens chercher des pansements et du désinfectant pour une amie. Elle est blessée à la lèvre et à l'arcade.
Pharmacienne : Votre copine s'est fait agresser ?
Moi [exaspéré] : Je suis gay !
Pharmacienne [gênée] : Euh ... Désolé. Je vais vous chercher tout ce qu'il vous faut.
Moi : Merci.


Au moins, je lui ai fermé sa gueule et c'est elle qui aura honte maintenant !
Elle farfouille dans les tiroirs de la pharmacie pour trouver tout ce qu'il me faut et revient avec 1 boîte de pansement et 1 bouteille de désinfectant.


Pharmacienne : Vous m'avez dit qu'elle est blessée à l'arcade ?
Moi : Et à la lèvre.
Pharmacienne : Vous devriez aller à l'hôpital, elle a peut-être besoin de points de sutures.
Moi : Elle a peur des hôpitaux, elle ne voudra jamais y aller, il n'y a pas un médecin qui serait capable de lui faire si nécessaire ?
Pharmacienne : Si, vous pouvez aller voir le docteur Klein. Il saura vous dire ce qu'il faut.
Moi : Bien, ça fait combien ?
Pharmacienne : 10¤46, s'il vous plaît !
Moi : Tenez, au revoir.
Pharmacienne : Au revoir.


Je repartis avec mon sachet direction la maison.
Je presse un peu le pas, je n'ai pas envie de la laisser trop longtemps toute seule, même s'il y a Tom. Ce n'est pas lui qui va lui tenir compagnie.
J'arrive devant la maison. Je m'apprêtais à ouvrir la porte que Tom l'ouvrit en vitesse assez affolé.


Tom : Elle est partie !

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Fin du Chapitre 5.
Un peu d'action (enfin ?).
Il y a un peu d'humour également mais je n'en suis pas convaincue.
J'trouve la scène avec la pharmacienne pas très bien écrite.
Donnez-moi votre avis.
Comment va réagir Bill ?
Que va-t-il se passer ?
La suite dans 110 com's.

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Chapitre 5

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 08:40

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 10:21

Chapitre 6

Tom : Elle est partie !
Bill : Hein ? Qui ? De quoi ?
Tom : Amélie ! Elle est partie ! Elle a écrit une lettre pour toi ! Elle va faire une connerie !
Bill : Tom, tu sais ce n'est pas drôle.
Tom : Je ne rigole pas Bill !
Bill : Donne-moi cette lettre.


Il me la passa et je commençai à la lire le plus rapidement possible pour savoir ce qu'il se passait. Au fur et à mesure des lignes, mon visage se décomposait.
Non, elle ne peut pas faire ça. Comment je fais moi ? Comment je peux la retrouver ? Le premier endroit qui me vient à l'esprit est son ancien appart. Cette rue où je l'ai trouvée ce matin. Mais pourquoi ferait-elle ça dans cette rue ?
Mon c½ur ne peut s'arrêter de battre rapidement. Très rapidement.
Je prends très rapidement les clés de ma voiture. Je n'ai pas le temps d'y aller à pied. Et si elle n'y est pas, Hambourg est bien trop grand pour que je la retrouve à pied.
Je dis à Tom de rester ici au cas où elle reviendrait même si elle a l'air très déterminée.
Je monte dans ma voiture et démarre le plus vite possible. Tant pis pour les amendes. J'ai assez de fric comme ça, je m'en fous, là, il y a vraiment urgence.
Je conduis vite, bien trop vite. Je conduis comme un allemand ... D'habitude, je suis soigneux sur la conduite, mais alors là, je me fais peur moi-même.
Arrivé proche de cette rue, je me gare le plus vite possible, descend le plus vite possible, ferme ma voiture le plus vite possible et cours le plus vite possible vers cette rue.
Arrivé proche de cet endroit, la peur qu'elle n'y soit pas ou qu'elle soit déjà morte m'envahit.
Quand j'entendis des cris.
Cette voix. Je la reconnais. Elle est bien là. Dans cette rue. En train de se faire torturer.
Je m'approche dans l'ombre et aperçois Amélie appuyée contre un mur, dénudée avec un homme derrière elle.
Ne me dites pas que ...


Moi : Lâche-la !

Je me mis à courir vers ce mec. Mon visage était crispé de colère. Je le tirai violemment. Je n'aurais peut-être pas du car Amélie s'écroula par terre violemment. Mais pour l'instant ma seule pensée et de péter la gueule à cet enculé.

Moi : Espèce d'enculé !

Je lui donnai un énorme coup de poing dans le nez. J'avoue que je m'étonne de mes capacités. Moi qui suis tout maigre.

Amélie : Biiiiiill ! Pars ! Il va te faire mal !

Je ne l'écoute pas. Je ne partirais pas d'ici sans elle. Ni sans avoir casser la gueule à cette pourriture.
Il se rapprocha de moi et me donna un coup de poing que j'esquivai légèrement mais pas assez puisque je le reçus dans le bras. Je lui renvoyai un coup dans le nez ce qui lui provoqua un déséquilibre et il tomba à la renverse, du sang coulant de son nez.


Mec : Espèce de tapette.


Il réussit à se relever mais sans que je voie arriver quoi que se soit, Amélie l'assomma avec une barre en fer. Elle avait les yeux rouges. Les larmes ne cessaient de couler. Je la pris dans mes bras. Elle était nue oui, mais après ce qu'il venait de se passer, ce n'était pas ce qui l'a gênée le plus.

Amélie [pleurant] : Bill ... J'ai mal. J'en ai marre de cette vie pourrie. Pourquoi tu ne m'as pas laissé mourir ?
Moi : Jamais ! Tu entends ! Jamais je ne te laisserais tomber. J'ai dis que je prendrais soin de toi et je le ferais ! D'accord ? Maintenant, rhabille-toi, on y va avant que cet enfoiré te refasse du mal.


Elle ramassa ses vêtements et les enfila d'une main toute tremblante.
Une fois habillée, je la repris dans mes bras, lui pris le visage et essuyai ses larmes.

Moi : Arrête de pleurer, s'il te plaît. Je suis là, maintenant.

[POV d'Amélie [moi]]

Il est là. Pourquoi c'est si dur à croire pour moi ? J'ai tellement envie de le croire. Mais Micka m'avait dit la même chose. Et il vient de me violer. Il a l'air sincère mais Micka avait l'air sincère lui aussi. Comment je peux savoir moi, après tout ce que j'ai enduré, si c'est enfin une personne qui me fera du bien ou du mal ? Je ne me sens pas très à l'aise en plus à ses côtés. J'ai l'impression de déranger. Il avait une vie paisible de riches où il n'avait aucun problème. Pourquoi j'arriverais et je causerais la merde chez lui ?
Toutes ces questions, je me les posais en regardant la ville dehors. On rentre à sa maison. Ou plutôt son palace. Les gens qui se baladent dans Hambourg ont l'air si heureux. La plupart d'eux ont des sourires accrochés à leurs lèvres. Il n'y a que moi. Je suis un intrus. Pourquoi m'a-t-il empêchée de mourir ?


Moi : Bill, pourquoi tu as fais ça ? Je ne suis pas heureuse ici ! Pourquoi tu m'as empêché de mourir alors que c'est la meilleure chose qui aurait pu m'arriver ?
Bill : Arrête de dire des bêtises !
Moi : Je ne dis pas de bêtises ! Regarde les gens dans la rue ! Ils ont tous le sourire ! Il n'y a que moi qui ne souris jamais, qui ne rigole jamais !
Bill : Moi, je vais te faire retrouver le sourire, Ok ? Fais-moi confiance, même si ça doit être dur pour toi, je te jure que je ne mens pas, que je ne te trahirais jamais !
Moi : C'est beaucoup trop dur à croire pour moi. J'ai perdu toute confiance envers les gens !
Bill : Je te laisserais le temps qu'il faudra. Mais s'il te plaît, laisse-moi essayer de te montrer que je peux te rendre heureuse.
Moi : Je veux bien que tu essayes. Mais je ne te promets rien. Bill. Je n'ai même plus de rêves ! Je n'ai plus rien !
Bill : Bien sûr que si tu en as des rêves !
Moi : Non. Je n'ai plus rien. Je n'ai qu'un enfant qui grandit dans mon ventre et qui vivra la misère comme moi.
Bill : Ne me dis pas que tu ne rêves pas de retrouver une vie paisible ?
Moi : ...
Bill : Tu ne voudrais pas avoir un travail qui te plaît et redevenir comme tout le monde, sortir du monde des SDF ?
Moi : Tu peux dire clochards tu sais, j'ai l'habitude ...
Bill : Tu n'as même plus de respect envers toi-même.
Moi : Pourquoi j'en aurais ? Je ne vaux rien.
Bill : Je vais te montrer comment retrouver une confiance en soi !
Moi : Pourquoi ? Pourquoi tu fais tout ça ? Tu ne me connais même pas.
Bill : Il y a des choses qui ne s'expliquent pas.
Moi : Tu perds ton temps !
Bill : On verra bien. Si ça ne marche pas, tant pis pour moi.
Moi : ...
Bill : Tu acceptes que je t'aide ?
Moi : Je n'ai pas le choix.


Je dis cette dernière phrase en descendant de la voiture. Va-t-il vraiment m'aider ? Quelque chose me dit que je peux lui faire confiance mais ce quelque chose m'a trompée la dernière fois. Il y a toujours une crainte présente au plus profond de moi-même.


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Fin du Chapitre 6.
Pas énormément d'actions.
Hormis au début mais je trouve ce passage pas super.
Et difficile à imaginer sachant que Bill est tout mince.
J'ai pas eu le nombre de commentaires demandés ...
Je vous avoue que ma fiction n'est plus du tout une priorité.
Pas comme avant où j'y passais la plupart de mon temps.
Ca fait un moment que je n'ai pas avancé ma fic.
Mais merci à ceux qui restent fidèles malgré le fait que je ne sois plus souvent ici.
Je ferais en sorte de terminer cette fiction car je l'aime de toute façon.
Et je finis toujours ce que je commence.
Bref, après ce petit discours que pas tout le monde ne lira ...
Je ne demande aucun nombre précis de commentaires mais j'espère qu'ils seront quand même au rendez-vous.

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Chapitre 6

# Posté le mardi 21 octobre 2008 11:22

Modifié le mardi 21 octobre 2008 12:17

Chapitre 7


Après un énorme retard, et je vous prie de m'en excuser, j'ai eu des problèmes d'ordinateur, je vous mets une longue suite !

Je franchis la porte et Tom me saute dessus d'un air rassuré. Il me chuchote d'ailleurs un « ne refais plus ça » à l'oreille. Je ne comprends pas. Pourquoi sont-ils tous si ... adorables avec moi ? Pourquoi se préoccupent-ils de moi ? Ils ne me connaissent pas. Ce n'est pas que ça me déplait mais ... Ca me fait bizarre. Personne ne s'est jamais préoccupé de moi. Peut-être a-t-il juste eu peur d'imaginer le geste que j'aurais pu faire et non pas de ma mort à moi.
Bill me dit de m'asseoir dans le canapé et me demande si je veux boire quelque chose. Oui, je veux boire quelque chose. Mais je suis beaucoup trop gênée pour lui dire quoi.


Moi : Je ne sais pas ... euh ... oui, je veux bien.
Bill : Tu vois quoi ? Un café, ou quelque chose de froid comme du coca ?
Moi : Un café, s'il te plaît.


Il alla donc tirer le café dans la cuisine située à côté du salon et Tom alla se chercher une canette de coca à la cave. Moi, j'attends. Je fixe le bouquet posé sur la table basse, n'osant faire aucun geste de peur de casser quelque chose. Je n'aime pas cette situation. J'ai l'impression de me faire servir et je n'aime pas ça.
Je décide donc de me lever pour voir si Bill a besoin d'aide mais je ne m'étais même pas rendue-compte qu'il avait fini et arrivé avec les tasses en main. Du coup, je l'ai bousculée et les tasses de café se sont retrouvées par terre. Voilà. J'ai encore fait une connerie. Je me mets donc à pleurer. Je ne sais pas comment je fais pour pleurer autant. Je vais me déshydrater si je continue comme ça. Je ne me suis même pas rendue-compte que je m'étais cramée le pied car oui, le café est tombé sur mon pied nu. Mais il s'est aussi renversé sur le tee-shirt de Bill et je crois que je l'ai brûlé lui aussi. Il essaye de tenir son tee-shirt à l'écart de sa peau en tirant dessus. Je ne cesse de répéter « je suis désolée, je suis désolée, je suis désolée » et lui ne cesse de me répondre que ce n'est pas grave. Tom remonte à ce moment-là, et va vite chercher une éponge avec une pelle et une balayette pour ramasser les tasses cassées. Bill lui à enlever son tee-shirt sali de café. Il est torse-nu et je peux voir qu'il est un peu rouge sur le torse.


Bill : Tu ne t'es pas brûlée ?
Moi : Si, un peu sur le pied, mais ce n'est pas grave, toi, tu es bien plus brûlé que moi. Tu as de la crème ? Je m'en veux tu sais, je suis vraiment désolée.
Bill : Ne t'inquiètes pas, ça arrive à tout le monde. Ce n'est qu'une petite brûlure. Et puis, je vais aller chercher la crème. Toi, tu t'assois, Tom va te retirer un café et tu te détendras, ok ? Je sais bien que ce n'est pas facile pour toi, mais laisse-nous faire.
Moi : Oui ... Merci Bill.


Il monta donc à l'étage, dans la salle de bain sans doute, pour se mettre de la crème et changer de tee-shirt. Moi, je m'assois comme il me l'a dit et vois Tom arrivé avec une autre tasse de café. Je lui dis un merci et commençai à boire mon café qui était assez chaud. Je posai tranquillement alors ma tasse sur la table basse et vis Bill redescendre avec un nouveau tee-shirt et la crème à la main. Il me souriait. Il essaye de me mettre en confiance, mais je vois bien que ma place n'est pas ici. Il s'assit à côté de moi, pris mon pied rouge et me passa de la crème.

*TOC TOC TOC*


Bill : Ca doit être Evan ! Tu veux que je lui dise de revenir un autre jour ?
Moi : Heiin ? Mais non, si c'est un pote à toi, laisse-le rentrer. Ce n'est pas parce que je suis là que tu n'as pas le droit de voir tes amis.

Il me sourit et se lève alors pour ouvrir à son ami. Tom me demande si je voudrais regarder un film. Pourquoi pas. Je suis d'accord. De toute façon, je me plie un peu aux règles de la maison. Déjà que je ne suis pas à l'aise, je ne vais pas imposer mes lois et mes envies. Bill revient avec Evan, si je me souviens bien de ce qu'il a dit tout à l'heure, ... O_O
Oh ! Putin ! Non ! Pas lui ! Et en plus ... Non ! Ce n'est pas possible ! Je me lève rapidement et vais m'enfermer dans ma chambre. Je ne veux pas voir ce connard une minute de plus.

[POV de Bill]

Ce regard. Ce regard qu'elle a lancé à Evan. Je ne comprends pas. Il était rempli de peur, de haine et de tout pleins d'autres sentiments négatifs. Qu'est-ce qu'elle a ? C'est parce que je suis gay qu'elle le prend mal ? Je ne comprends pas tout là ! Mais, je crois aussi qu'elle connaît Evan. Et il la connaît. Je ne suis plus, là. Il y a quelque chose que je ne sais pas et ça m'énerve.


Tom : Je vais monter la voir.
Evan : Laisse tomber Tom, c'est encore une de ces pétasses homophobe ... Pfff ...
Bill : T'ES PAS BIEN OUI ???
Tom : Je vous laisse, vous deux, je vais la voir.
Evan : Quoi ?
Bill : Non mais t'as vu comment tu l'as traité ?
Evan : Je la traite comme doit l'être tous les homophobes de la terre !
Bill : Qu'est-ce que tu en sais qu'elle est homophobe ? Et puis, même si elle est homophobe, je ne te permets pas de la traiter de pétasse !
Evan : Tu prends sa défense ? D'habitude tu aurais réagis comme moi !
Bill : Cette fille n'est pas comme les autres !
Evan : Bill, arrête tes conneries, tu le connais depuis même pas une journée !
Bill : Et toi, tu ne la connais pas du tout !
Evan [plus bas] : Plus que ce que tu ne le penses ...
Bill : Quoi ? Tu sais très bien que je n'aime pas quand tu parles tout bas !
Evan : Désolé mon c½ur, tu as raison. Je n'aurais pas du la traiter de pétasse ...
Bill : Tu la connais ?
Evan : Non, je ne l'ai jamais vu.
Bill : Bon, tu viens, on va préparer à manger.
Evan : Tu veux dire JE vais préparer à manger !
Bill : Tu me connais tellement bien ! =D


Je lui fis un petit bisou sur le coin de la lèvre et on partit dans la cuisine faire le repas de ce soir. J'ai l'impression qu'il me cache des choses. Mais ce n'est pas tellement le fait qu'IL me mente qui m'énerve mais le fait qu'ON me mente. Je n'aime pas ça. Et puis, en ce moment, ces derniers temps, je doute de mes sentiments pour lui. Je doute un peu de tout.

[POV d'Amélie [moi]]

Pourquoi il est revenu ! Cet enfoiré ! Il m'a fait tellement de mal. Je ne pouvais pas tomber plus bas aujourd'hui. Tom frappe à ma porte, je le laisse entrer. Il me voit les yeux rouges et les larmes coulant sur mes joues. Il vient donc s'asseoir rapidement à mes côtés et me prend dans ses bras.


Tom : Qu'est-ce qu'il ne va pas ?
Moi : Je ... Je ne peux pas ...
Tom : Tu ne peux pas quoi ?
Moi : Je ne peux pas le voir !
Tom : Tu connais Evan ?
Moi : Si je te raconte, tu n'en parles pas à ton frère ?
Tom : Ne t'inquiètes pas, je ne lui dirais rien.
Moi : Mes parents ont eu un accident de voiture tu sais ... Ils sont morts sur le coup, il n'y a que moi qui ait survécu. Mais c'est à cause d'Evan qu'ils sont morts ! Il leur a rentré dedans.
Tom : Ce n'est pas de sa faute, il suffit qu'il ait fait un tonneau et il n'a rien contrôlé.
Moi : Oui, mais je le connaissais déjà avant. J'avais 7 ans et lui en avait 13. C'était mon voisin. On s'amusait bien tous les deux. Puis un jour, il m'a dit que si je ne le suçais pas, il s'en prendrait à un de mes proches plus tard ... J'ai refusé bien entendu. Deux semaines plus tard, sa voiture fonçait dans celle de mes parents ...
Tom : Oh ... Mais ... Euh ... Désolé pour tes parents. Je ne sais pas trop quoi te dire là. Je pensais qu'Evan ne ferait jamais de mal à qui que se soit. Enfin, j'essayais de m'en persuader car je ne l'ai jamais trop aimé. Mais il a aidé Bill dans une période où il ne se sentait pas bien.
Moi : Comment ça ?
Tom : Tu sais, Evan est le premier petit copain de Bill. Quand il avait 12 ans, il est sorti avec une fille dont il était amoureux mais cette fille était une vraie peste. Elle a fait souffrir Bill. Après elle, il n'est jamais ressorti avec une fille. Il ne savait pas où il en était. Il s'est mis à être attiré par les garçons tout en étant attiré par les filles. Il ne savait pas s'il était hétéro, bi ou gay. Et puis il a rencontré Evan. Il est tombé amoureux. Et il pense qu'il est gay. Mais je suis sûr qu'il est bi.
Moi : Pourquoi ?
Tom : Il a du être tellement dégoûté par les filles ... Mais rien qu'à voir comment il prend soin de toi alors qu'il ne te connaît pas, puis par exemple quand on regarde un film avec une belle fille, et que j'dis qu'elle est belle il ne dit jamais réellement le contraire.
Moi : C'est vrai que tout ce qu'il fait pour moi me surprend. Déjà, parce que je n'ai pas l'habitude qu'on prenne soin de moi et puis, on se connaît à peine.
Tom : Aller ... On va descendre. Fais un effort, Bill pense que tu es homophobe.
Moi : Ouais, et je vais lui dire quoi moi quand il va me demander pourquoi je suis partie ?
Tom : Sois tu trouves une excuse soit tu lui racontes la vérité. A toi de voir.
Moi : Je ne peux pas lui dire que son copain est un enculé de première. Tu le prendrais comment toi si j'arrivais et que je disais que ta petite copine que tu aimes plus que tout est une vraie salope.
Tom : Evidemment, dis comme ça. Mais vas-y plus en douceur.
Moi : Oui, mais Evan va me tuer aussi si j'en parle.
Tom : Il ne reste que la soirée. Tu parleras à Bill après.
Moi : Tom, pourquoi tous les malheurs s'abattent sur moi ? Qu'est-ce que j'ai fais de mal ?
Tom : Non, tu n'as rien fait, tu n'as peut-être juste pas emprunté le bon chemin. Mais ne t'inquiètes pas, tu peux compter sur Bill et moi pour t'aider.
Moi : Mais pourquoi ? Pourquoi vous faites ça pour moi ? On ne se connaît pas Tom ! On ne s'est jamais vu ! Vous avez peut-être beaucoup d'argents, mais le temps est précieux lui. Et vous perdez votre temps avec moi !
Tom : Arrête de dire des conneries, si on le fait c'est qu'on le veut bien. Aller viens, on descend. :)


Je le prends dans mes bras avant de descendre comme pour me donner du courage. J'hume son odeur qui est fort agréable à mes narines. Une odeur masculine comme je les aime. Il me caresse doucement le dos et au moment de se desserrer il me fait un bisou sur le front puis sur le nez. Il me sourit puis on descend rejoindre Bill et Evan. J'ai un nouveau pincement au c½ur en revoyant son visage mais il ne faut pas que je laisse transparaître quoique se soit. Un sourire sadique se dessine sur ses lèvres quand il me voit. J'avance doucement mais Tom qui était derrière moi pose une main dans mon dos pour m'inciter à avancer et à faire comme si de rien n'était. Je prends mon courage à deux mains et fait face à mon passé douloureux qui se trouve devant moi.
Bill se retourne et me souris. Un sourire interrogateur. Je m'approche alors de lui et le prends dans mes bras. Je lui chuchote discrètement à l'oreille que je devrai lui parler une fois qu'Evan sera parti. Il me répond par un sourire et me fait un petit bisou sous le regard menaçant d'Evan. Je l'affronte du regard. A croire que la présence de Bill me rend plus forte.


Evan : On se met à table.
Tom : T'as fait quoi de bon ?
Evan : Tomates farcies au jambon.
Tom : Beuuurk.
Moi : C'est bien de manger des légumes de temps en temps, Tomi.
Tom : C'est chou comme surnom ! :)
Bill : =O J'hallucine. D'habitude, tu détestes les surnoms et là ...
Tom : Ta bouche Billou ! :)
Bill : =O
Moi : Bill, tu vas gober les mouches ! :D
Evan : Bon ... ON SE MET A TABLE !
Bill : Désolé bébé.


Ils s'embrassent furtivement et tout le monde se met à table. Evan ouvre le four laissant s'échapper une odeur fort agréable aux narines. Il pose alors le plat sur le dessous-de-table et j'hume encore une fois son repas.


Moi : Humm ... Ca sent bon en tout cas ... Euuh ... C'est Evan, c'est ça ?
Evan : Oui !


Il me répondit avec un sourire crispé collé aux lèvres. Il sert tout le monde et le repas se passa tranquillement, sans trop de bruits.


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Je m'excuse encore une fois pour cet énooorme retard !
J'ai eu de gros problèmes d'ordi mais maintenant tout est rentré dans l'ordre.
J'espère que ça vous a plu.
Pas mal de révélations.
Prochain chapitre pas mal d'actions, je pense.
Je ne vous demande plus de limites de com's, mais j'en aimerais pas mal ...
J'avoue que je suis un peu découragée par ma fic en ce moment.
Ma passion pour TH n'est plus ce qu'elle était même si je suis encore fan.


Chapitre 7

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 06:01

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 06:33

Chapitre 8

Il me répondit avec un sourire crispé collé aux lèvres. Il sert tout le monde et le repas se passa tranquillement, sans trop de bruits. Ce n'était pas forcément agréable d'ailleurs. Personne n'osait trop parler. Bill mangeait assez lentement, presque avec dégoût son assiette. Moi, je mangeais lentement même si j'avais faim et que je trouvais son plat bon, gênée par le fait de manger à table, quelque chose qui ne m'était pas arrivée depuis un petit moment. Avec Micka on mangeait assis sur notre petit canapé tout défoncé, parce qu'on n'avait pas de table. Et encore on mangeait dans des assiettes en carton. On avait rarement des couverts, ça nous arrivait d'acheter des couverts en plastique mais ça restait rare. On mangeait avec les mains, oui. Dégueulasse. Oui. Je l'avoue. Mais quand on n'a pas d'argents on doit faire avec ses moyens, même s'ils sont restreints. Evan regarde Bill et s'aperçoit qu'il ne mange pas son assiette.

Evan : T'es malade mon ange ? Pourquoi tu ne manges pas ?
Tom : Tu as mis de l'aubergine dans tes tomates ! Ca fait 2 ans que tu es avec Bill et tu n'es même pas fichu de savoir qu'il n'aime pas les aubergines !
Bill : Tom, ce n'est rien ... Je n'ai pas très faim en plus.
Evan : Qu'est-ce qu'il te prend Tom ?
Tom : RIEN ! Mais toi qui est avec Bill depuis plus de 2 ans, et qui dit que tu le connais par c½ur, tu n'es pas fichu de savoir qu'il n'aime pas les aubergines ! Il y a des moments où on dirait que tu profites de mon petit frère et franchement je n'aime pas du tout ça !
Bill : TOM ! Arrêtes putain !
Tom : Que j'arrête quoi Bill ?! Ouvre les yeux un peu ! Ce n'est pas du tout le super héros que tu crois !
Evan : Mais ... Hé ! Ho ! Qu'est-ce qu'il te prend là ?
Tom : Tu te payes notre tête depuis le début voilà ce qu'il me prend !
Bill : Tu nous fais toute cette histoire pour des aubergines ?
Tom : Mais tu ne vois pas depuis le début Bill qu'il te prend pour son chien ! Combien de fois tu lui as payé des cadeaux hors de prix, hein ?
Evan : Ferme ta gueule Tom !


Moi je reste là, en silence, à observer cette scène. Je suis assez mal à l'aise. Et au fond, je me dis que si je n'avais rien dit à Tom tout à l'heure, il n'aurait pas réagi comme ça. Evan se lève pour se mettre face à Tom. Il lui porte un regard menaçant. Un regard que je connais. C'est le même regard qu'il m'avait lancé quand j'avais refusé sa demande. Les larmes me montent aux yeux et coulent le long de ma joue mais personne ne s'en rend compte. Tom qui affronte Evan du regard. Evan qui tient Tom par le col de son tee-shirt. Bill qui est pétrifié sur sa chaise et qui ne sait plus où il en est.

Evan : Qu'est-ce que tu cherches à faire là, hein ? Tu veux briser notre couple ? Tu veux rendre à nouveau malheureux ton frère ? J'ai fait tellement de choses pour lui ! Je me souviens de son regard la première fois. Un regard rempli de peine et de haine. Et au fur et à mesure qu'on se voyait je le sentais, ce regard, redevenir vivant ! J'aime ton frère plus que tout et toi tu viens dire que je profite de lui !
Tom : Tu as oublié de préciser dans ton beau discours que tu es un beau menteur et que tu as fait de Bill ton petit chien !
Evan : T'es qu'un enfoiré ! Tout ce que tu veux c'est que ton frère soit malheureux ! Tu es jaloux parce que tu n'es plus si proche de lui depuis qu'on est ensemble !
Tom : Je ne suis pas jaloux du tout. Tu sais quand tu n'es pas là, avec Bill on se fait des câlins comme avant. On dort ensemble de temps en temps, comme avant. Quand il fait un cauchemar, il vient dans mon lit et je fais de même quand c'est moi qui en fait un. Quand il est malade, je m'occupe de lui comme un bébé. Je lui dis « je t'aime » beaucoup plus souvent que toi tu ne le lui dis et lui aussi. Tu sais même quoi ? Un jour il m'a dit que c'était moi l'homme de sa vie car même avec toi, il ne se sentait pas aussi heureux qu'avec moi !
Evan : Et après c'est moi le menteur ?!
Moi : Les regards ne trompent pas ...
Evan : Qu'est-ce que tu viens foutre là-dedans petite pute ? On ne t'a rien demandé !
Moi : Tu mens tellement depuis tout à l'heure que tu ne t'es même pas rendu-compte que Bill est parti !
Evan : Je vois que tu ne t'es toujours pas remis de la disparition de tes parents. Je m'en vois désolé, tu sais ... Mais je ne t'avais pas demandé grand-chose ...
Tom : DEGAGE ! DEGAGE DE MA MAISON TOUT DE SUITE !
Evan : Je pars ... Mais je n'en ai pas fini avec vous.
Tom : C'est ça ! Tire-toi connard !


Il se lève et sors de la maison en faisant bien claquer la porte ce qui fit trembler les murs. Je regarde Tom les yeux humides. Personne n'ose parler. Tom semble surpris de la face cachée d'Evan. Il ne devait pas s'imaginer une seule fois qu'il serait capable de profiter de Bill. C'est vrai qu'Evan a un physique qui met en confiance. Pourtant, personne ne peut avoir confiance en lui. Ou plutôt, personne ne devrait avoir confiance en lui. C'est un très bon comédien.
Malheureusement, je viens de me rendre compte que j'ai sans doute gâché le bonheur de Bill.


Tom : Il est monté ?
Moi : Non, je crois qu'il est sorti.
Tom : Je vais le chercher.
Moi : Tom, il fait nuit. Et puis, ne t'en fais pas pour lui. Il est grand. Et Evan ne le touchera pas ce soir.
Tom : Peut-être pas Evan, mais peut-être que quelqu'un d'autre le fera.
Moi : Il a besoin de rester seul. Il n'est pas aussi faible que tu le penses.
Tom : Je ne peux pas m'empêcher d'avoir peur pour lui. C'est normal !
Moi : Oui. Je sais. Et c'est tout à ton honneur. Je l'envie tu sais ?


Il me prend dans ses bras et on part tous les deux se posaient dans le canapé en attendant que Bill revienne. Quelque chose me dit qu'il ne lui arrivera rien. Qu'il s'est juste posé dans un coin pour réfléchir. Peut-être pleurer aussi. A cause de moi. Si je n'avais rien dit à Tom, il ne se serait pas embrouillé avec Evan et Bill serait heureux. Parce qu'il aime Evan ... Même si Evan est un vrai salop. Et c'est le plus important s'il l'aime.
Malheureusement, ça ne s'est pas passé comme ça. Et il faut faire avec.

[POV de Bill]

Plus personne ne me porte d'intérêt. Je retourne dans le passé. Comme si rien ne s'était déroulé. Comme si ce n'était qu'un rêve. M'a-t-il réellement aimé ? Est-ce que Tom a raison ? Est-ce que ses soi-disant mensonges sont réellement véridiques ? Mon cerveau n'est plus connecté. Il n'arrive plus à réfléchir. Il ne trouve plus de réponses à mes questions. Je m'enfuis dehors pour pouvoir m'aérer l'esprit. Prendre un grand bol d'oxygène et repartir sur de bonnes bases.

Je marche vers la périphérie de la ville. J'ai un peu mal aux pieds à force de marcher mais la douleur ne m'atteint pas. Un seul mot, ou plutôt prénom, se répète dans ma tête. Evan. Je croyais tellement le connaître. Je pensais que c'était le bon. Depuis quelques temps des doutes se sont installés. Je ne suis pas dupe. Ca fait quelques semaines que j'ai l'impression qu'il se paye ma tête. Je l'ai remarqué bien avant que Tom ne le dise haut et fort ce soir. Mais il m'a tellement apporté.

Je me souviens bien du jour où je l'ai rencontré. J'étais à cet endroit-même. Sur ce pont. Je réfléchissais comme aujourd'hui. Mais je pleurais également. Aujourd'hui, je ne pleure pas. Les larmes ne montent pas. Mes sentiments sont trop confus pour que je pleure. Je me souviens bien. Il s'était posé à côté de moi. Personne n'avait décroché aucun mot pendant une bonne dizaine de minutes. Ce jour-là j'avais compris que j'avais un réel manque au fond de moi. Que les attentions fraternelles de Tom ne me suffisaient plus. Que j'avais besoin d'une petite copine. Ou d'un petit copain. Au bout d'une dizaine de minutes, il a passé sa main autour de ma taille. Ma première réaction a été de le rejeter. J'étais censé être hétérosexuel à l'époque. Il s'est vite excusé. Mais ce n'était pas grave. Il s'est présenté avec un sourire si chaleureux et séducteur. Jamais tu n'aurais pensé que cet homme était gay. Maintenant, je ne sais plus quoi penser. Jouait-il un rôle ? Je n'arrive pas à éclairer mes pensées.

Et Amélie ... Une fille que j'ai rencontré ce matin. Que j'ai sauvé. Elle compte déjà beaucoup pour moi. C'est dingue comme je peux m'accrocher si rapidement à des personnes. Que se passe-t-il dans ma tête ? Je ne sais même plus qui je suis ! J'ai totalement changé depuis que je suis avec Evan. Je ne suis plus le même qu'avant. C'est Tom qui me l'a fait remarquer. Je le fais souffrir lui aussi. Même si on est toujours proche. Je le fais souffrir. Parce que j'ai changé. Je m'en rends compte aujourd'hui. Mais je ne connais plus le moi d'avant. Je ne sais plus si je suis gay ou hétéro ? Ou alors bi ...

Je n'ai toujours pas les réponses à mes questions mais mon portable m'indiquant qu'il est déjà 00h32, je me décide à rentrer à la maison. J'ai froid. Un vent glacial vient se frotter à mon visage. J'enfouis ma tête dans ma veste comme je peux. Mes cheveux sont décoiffés. Le vent me venant dans les yeux me fait pleurer et fait également couler mon maquillage.
J'arrive enfin devant la maison. Seule une lumière tamisée venant du salon se distingue de dehors. J'ouvre la porte d'entrée doucement. Pose mon manteau et me dirige vers le canapé où j'aperçois Tom et Amélie endormis dessus, la télé allumée. J'éteins celle-ci et vais chercher une couverture pour les recouvrir. Une fois ça fait, je monte me doucher dans ma salle de bain pour ensuite me coucher dans mon lit bien au chaud sous les couettes. Peu de temps après je m'endormis comme un petit bébé.


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Fin du chapitre 8.
Voilà, j'ai mis moins de temps que d'habitude ...
Ca vous plaît toujours ?
Je continue ?
J'ai besoin de votre aide.
J'ai une idée d'actions à un moment, mais entre cette idée et celle-là, c'est le vide.
J'ai besoin d'idées de transition.
Si vous avez des idées, je suis très volontièrement preneuse !
Merci pour vos com's !

Je suis extrêmement désolée de mon retard ... J'essayerais de mettre une suite aujourd'hui mais je ne promets franchement rien ... J'ai pas trop trop avancé dans l'écriture de ma fic alors que j'ai quelques idées ...
Je vais faire de mon mieux et désolé de tout ce retard !


Chapitre 8

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 10:43

Modifié le mercredi 18 février 2009 06:17

Chapitre 9

Peu de temps après je m'endormis comme un petit bébé.

[POV d'Amélie [moi]]

Un rayon du soleil vient se coller à mon visage ce qui me réveilla doucement. J'ouvris mes paupières lentement quand je me rendis compte qu'on s'est endormi avec Tom sur le canapé, sans savoir si Bill était rentré et s'il était sain et sauf. Ma tête est posée sur les genoux de Tom et je suis allongée sur tout le reste du canapé, tandis que lui est à moitié assis-couché.
Puis, je me rends compte qu'on est recouvert d'une couverture qu'on n'avait pas la veille, alors à moins que Tom soit allé la chercher alors que j'étais déjà endormie, Bill est rentré.
Je me lève doucement et remets la couverture sur Tom pour le laisser encore dormir un peu. Je regarde l'heure qui est affichée sur la télé ; Il est 8h47.
Je monte doucement vers la chambre de Bill pour voir s'il est rentré. Arrivée devant sa porte, je l'entre-ouvre doucement et rien que l'odeur de renfermé me fait dire qu'il est rentré. Puis j'aperçois sa silhouette endormie dans son lit. Rassurée, un petit sourire se dessine sur mon visage. Je referme doucement la porte quand j'entends un petit « rentre » venir de la chambre de Bill. Après un petit instant d'hésitation, je rentre alors qu'il se relève dans son lit, torse nu, en boxer. Il me dit de m'asseoir à côté de lui et on se rallonge finalement tous les deux.


Bill : Tu connais Evan, hein ?
Moi : ...
Bill : J'préfèrerais que tu me dises non, après ce qu'il s'est passé mais j'ai besoin de savoir certaines choses pour m'aider et me faire avancer.
Moi : Oui. Oui, je le connais Bill ...
Bill : C'est en mal, pas vrai ?
Moi : J'aurais préféré que se soit le contraire tu sais ...
Bill : Dis-moi s'il te plaît. J'ai besoin de savoir. Je ne suis plus sûr de rien tu sais ...
Moi : Tu sais, quand j'avais 7 ans, c'était mon voisin. On s'entendait super bien. On s'amusait bien tous les deux, malgré qu'il avait 13 ans. Et puis un jour, il m'a plus ou moins menacé ... Si je ne le suçais pas, il s'en prendrait à un de mes proches.
Bill : Qu-Quoi ?
Moi : J'ai refusé bien sûr. Deux semaines plus tard, il fonçait droit dans la voiture de mes parents.
Bill : Je ... Je ... Ce n'est pas possible ....
Moi : J'aimerais bien dire le contraire Bill. Malheureusement, ce n'est pas le cas. C'est vraiment réel ...
Bill : Comment il a pu faire ça ?
Moi : Crois-moi Bill. Tu ne devrais pas rester avec lui. Un jour il va s'en prendre à toi, il va profiter de ton argent ou même de ton ego. Tu l'aimes, et je n'aime pas te dire ça, car tu avais l'air heureux hier soir avec lui, avant la dispute. Mais, il n'a jamais eu de bonnes intentions.
Bill : Tu as porté plainte ?
Moi : Pour quoi ? Je n'ai rien Bill. Je n'ai pas les moyens de me payer un avocat. Je perdrais de toute façon.
Bill : Merci.
Moi : De ?
Bill : De m'avoir raconté tout ça. Pour toi ça ne doit pas être facile d'en parler, et moi ça m'a beaucoup aidé là.
Moi : J'suis contente alors de t'avoir aidé. Après tout ce que tu fais pour moi.
Bill : Mon argent n'est rien comparé à ce que tu viens de m'offrir.
Moi : Eclaire-moi un peu plus. Qu'est-ce que je t'ai offert de spécial ?
Bill : Ton aide. J'ai enfin trouvé des réponses à des questions que je me posais depuis tellement longtemps.
Moi : Je suis contente pour toi alors.
Bill : On va faire les boutiques aujourd'hui ? Il faut te trouver des vêtements !
Moi : Bill ...
Bill : Chut, chut, chut ! Il n'y a pas de Bill. Tu viens avec moi faire les boutiques et c'est tout ! Tu ne vas quand même pas rester avec tes vieux habits infiniment ?!
Moi : Bill ... Je ne pourrais jamais rester infiniment chez toi.
Bill : Tais-toi et arrêtes de parler de malheur.


Il m'embrasse sur le front. On se câline quelques minutes avant de se lever et d'aller déjeuner dans la cuisine. Bill m'indique où sont les bols et le nécessaire pour le petit-déjeuner et me demande de le préparer pendant qu'il va réveiller Tom et lui parlait. Il ne m'a rien dit de plus mais je suppose qu'il doit avoir besoin de se confier à lui. De lui confier ses doutes. Ses peurs. Il a besoin d'être conseillé par son grand frère. Je ne le connais seulement que depuis 24h mais je suis tout de même capable de vous dire qu'il ne va pas bien. Son expression hier matin et celle de ce matin est différente. Hier, il était presque heureux de m'aider. De me faire découvrir un monde différent du mien. Ce matin, son visage est inactif. Passif. Son regard est troublé. Je peux ressentir son mal-être dans mon ventre. Une boule de stress est formée dans mon ventre et ne veut pas en partir. Je sais comment la faire partir. Tout dépend de Bill. Dès qu'il aura retrouvé le sourire et la joie de vivre, comme j'ai pu le voir hier, j'irais mieux.
Mais je pense qu'une fois qu'il aura parlé à Tom, ça ira mieux.
En attendant, je réfléchis, je réfléchis, mais je n'agis pas beaucoup. Je me mets donc à préparer le petit déjeuner.

[POV de Bill]

Le seul qui m'aidera à trouver mes dernières réponses n'est autre que Tom. Amélie m'a déjà énormément aidé. Je suis dégoûté par ce qu'elle m'a dit mais d'un autre côté heureux. Oui. Je suis heureux parce que je connais la vérité. Il s'est bien foutu de ma gueule. Il a bien joué avec mes sentiments. Le pire c'est qu'en y repensant Tom a essayé de me prévenir plusieurs fois. Mais non. Je croyais l'aimer. Il a profité de ma faiblesse pour me manipuler. Je suis bien trop naïf. Je me dégoûte.
Je me rapproche du canapé et j'aperçois enfin la tête d'ange de mon frère. Tom, je t'aime. Je t'aime. Ca fait longtemps tout de même que je ne te l'ai pas dit. Trop longtemps à mon goût. Avant que cette ordure ne débarque dans ma vie, je te le disais des dizaines de fois par jour. Maintenant, c'est à peine si je te le dis une fois par jour. Hier. Je ne me souviens pas te l'avoir dit. Excuse-moi Tom. Excuse-moi d'être aussi con, naïf, égoïste. Tu sais bien que je le pense tout ça. Mais pour moi, les paroles sont plus fortes que de simples pensées. Et ne parlons pas des actes. Ca doit faire une petite semaine que je ne t'ai pas pris dans mes bras. Depuis que j'ai commencé à douter d'Evan. Je me suis renfermée depuis une semaine. Désolé si je te fais souffrir Tom. Tu sais bien que ça n'a jamais été mon but.
Je lui caresse alors sa joue légèrement rosie par la chaleur de la pièce. Quand il se met à cligner des yeux. Un petit sourire se dessine sur nos lèvres lorsqu'il est conscient de ce qui se passe autour de lui. Il se relève tout d'un coup et me prend dans ses bras.


Tom : Je t'aime Bill. Ne pars plus, s'il te plaît. Je suis désolé. Je t'aime Bill.
Bill : Tom. Je t'aime aussi. Mais ce n'est pas de ta faute. C'est moi qui suis désolé. Désolé de m'être un peu éloigné de toi ces derniers temps.
Tom : Je ne t'en veux pas Bill. Je t'aime trop.
Bill : J'ai ... J'ai parlé avec Amélie, tu sais ...
Tom : Ah ... Et alors ?
Bill : Elle m'a dit à propos d'Evan ... Tu sais Tom, j'm'en veux d'avoir été aussi naïf. De ne pas avoir vu qu'il se foutait de ma gueule !
Tom : Bill. T'étais juste amoureux.
Bill : Non, Tom. Je ne l'aimais même pas réellement !
Tom : Bill, ne t'apitoie pas sur ton sort.
Bill : J'ai peur Tom. Il me fait peur.
Tom : N'aie pas peur Bill, je suis là. Tu ne le reverras plus. Ok ?
Bill : Je ... Oui ...
Tom : Aller. Viens on va déjeuner.


Une dernière étreinte avec ma moitié et nous partons prendre le petit-déjeuner qu'Amélie avait préparé pendant que l'on discutait. Je me sens extrêmement bizarre. Heureux et triste à la fois. J'ai peur. Mais je suis content de ne plus avoir Evan sur le dos. Vous savez c'est un peu comme si j'avais arrêté de fumer, de prendre une drogue. C'est une délivrance. Mais je sais bien que je n'en ai pas fini avec lui. Il reviendra. Et j'ai peur de ça. Je ne sais pas ce qu'il va faire. Il risque de s'en prendre à l'un de nous.
On est en train de déjeuner et on est tous assez absent. Personne ne parle. Tout le monde réfléchis. Je mets assez de temps à boire mon café. Il devient d'ailleurs très vite froid. Je suis complètement perdu. Cette séance de shopping me fera vraiment du bien.


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Et oui...
ENFIN une suite.
J'suis pas vraiment fière de mon retard et je m'en excuse énormément.
Mais les fics sont loin d'être mes priorités maintenant.
Tout le monde change, évolue, ...
Mais je continue quand même à écrire car j'aime ça.
Juste moins souvent ...
Chapitre 9

# Posté le mercredi 18 février 2009 07:39