J'ai déjà dit cette phrase lorsque j'ai décidé de vous raconter ma vie. Mais maintenant, je sais qu'elle ne vous intéresse pas car je sais bien que vous ne vous souvenez plus de cette phrase. Pourtant je l'ai bien écrite. Remarque, qu'est-ce que je pouvais espérer en vous racontant ma vie ? Que vous alliez adorer et me faire signer un contrat avec un éditeur qui aurait mis fin à ma misère ? Je ne crois pas ...
Je me poste devant cette porte en acier recouverte de rouille si symbolique. Je repense à tous les moments vécus dans cet appartement. Lorsqu'une bande de racailles, nous traitant de moins que rien, nous avait suivi jusqu'à celui-ci. On s'était enfermé à l'intérieur mais ils frappaient très fort dans la porte et on croyait qu'elle allait céder.
Je repense à tous ces petits moments, quand la porte s'ouvrit et fit face à Mikaël.
Mika [menaçant] : Qu'est-ce que tu fous encore là, hein ?
Moi : Je suis venue une dernière fois avant de partir.
Mika : Ben vas-y ! Pars !
Moi [les larmes aux yeux] : Je voulais tout de même te dire une dernière fois merci pour ce que tu as fais pour moi. Je sais que je ne te mérite pas. Je ne mérite personne.
Mika [s'avançant perversement de moi] : Tiens comme c'est gentil. Merci ! x)
Il me caressa sensuellement le bras et approcha dangereusement sa bouche de mon cou. J'avais un peu peur. Est-ce une approche d'excuses ? Est-ce qu'il me pardonnait et que tout allait redevenir comme avant ? Ou, au contraire, allait-il faire quelque chose de mal ? Je le connais trop et pourtant pas assez pour savoir ce qu'il va faire.
Il essayait de se coller encore plus à moi. Mais moi, prise de peur par ce qu'il pourrait bien me faire, je reculai.
Mika : N'aie pas peur bébé !
Moi : Je ... Je n'ai pas peur !
Mika : Laisse-moi faire !
Il me rend folle. Son charme est tellement puissant, il m'est tellement précieux que je suis obligée de me laisser faire. Il le sait et il en profite. Il glisse alors doucement une main sous mon vieux tee-shirt et la remonte vers ma poitrine, qui, malgré mon peu d'argent, est soutenue par un soutien-gorge. Mon seul est unique. La chair de poule apparaît sur ma peau due à tous ses mouvements sensuels qu'il me provoquait.
Mika : Je tiens à m'excuser ...
Moi : O ... Ok ...
Il commença donc à m'embrasser langoureusement comme je l'aimais. Mais il retira rapidement mon tee-shirt et mon pantalon. J'étais déjà en sous-vêtements que lui était encore tout habillé. Je voulus enlever son tee-shirt mais il retint ma main. Il abaissa alors ma culotte. J'étais dos au mur, mais il me retourna pour que je sois dos à dos avec lui.
Moi [grelottant un peu] : Ce ne serait pas mieux de rentrer à l'intérieur ?
Mika : Non ... On n'a jamais essayé dehors ...
Il abaissa alors à peine son pantalon et son boxer pour pouvoir s'introduire en moi.
Il laissait glisser lentement sa virilité sur mes fesses, pour le faire bander un peu plus, lorsqu'il rentra brutalement dans mon cul. Beaucoup trop brutalement. J'hurlai de douleur. Et il n'arrêtait pas ! Moi je commençai à pleurer de douleur. Ses coups de reins étaient de plus en plus fort et ma douleur était de plus en plus forte. Mes cris étaient forts et stridents. Mes larmes me perturbaient en plus de la douleur mais j'entendais tout de même son rire.
Il n'était pas sincère. Il n'a jamais voulu s'excuser.
Je crus que j'étais en train de mourir. Je ne savais pas que la mort était aussi douloureuse. Lorsque j'entendis une voix.
[POV de Bill]
Cette fille. Je ne la connais pas, pourtant elle est apparue comme ça dans ma vie et a pris immédiatement une place très importante dans mon c½ur. Je ne peux pas dire que je suis amoureux, mais je ressens le besoin de la protéger. En plus, j'ai un copain. Oui. Un copain. Je suis gay. Mais je ne suis pas sûr de mes orientations sexuelles. Je n'ai pas trop envie d'expliquer pourquoi. Mais un lien me retient attacher à elle et je ne veux en aucun cas le briser. Je ne sais pas tout de sa vie. Je ne sais pas tout ce qu'elle a subit. Mais, ça doit être bien plus horrible que ce qu'elle m'a raconté. Je veux tellement l'aider. C'est comme une petite s½ur. C'est fou. Je ne pensais pas que je pourrais m'attacher aussi rapidement avec une fille comme ça.
Je rentre dans la pharmacie et fais la queue. Il y a 2 personnes devant moi. Je m'impatiente car je repense aux yeux d'Amélie. Ils avaient l'air si vidés. Comme si aucun espoir n'était présent. J'ai peur. Je me suis trop vite attaché à elle et j'ai maintenant peur de n'importe quel acte qu'elle pourrait faire. C'est maintenant au tour de la petite vieille qui attendait juste avant moi. Et là, je la vois qui te sort 36 000 ordonnances. Et puis, elle prend bien son temps la petite mamie. Mais un miracle apparaît sous mes yeux puisqu'une autre pharmacienne ouvre une seconde caisse. Je me précipite alors à la caisse d'à côté et reconnaît la caissière qui m'avait servi l'autre fois pour des préservatifs. Oups. Je m'étais jurée de ne pas la recroiser.
[Flash-back]
Moi : Bonjour.
Pharmacienne : Bonjour. Que puis-je faire pour vous ?
Moi : Euh ... J'aimerais des préservatifs ...
Pharmacienne : Je vois ... Masculin ou féminin ?
Moi : Ben masculin bien évidemment !
Pharmacienne : Euh ... Pourquoi 'bien évidemment' ?
Moi : Ca vous regarde ?
Pharmacienne : Désolé ... Quelle taille ?
Moi [honteux] : Euh ... Je ne sais pas ...
Pharmacienne : Ben, vous avez S, M, L, XL ...
Moi [honteux] : Euh ... M.
Pharmacienne : Faut pas être honteux mon garçon. Tu n'es pas le premier à qui je vends des préservatifs.
Moi : Hum ... Oui.
Putin, elle m'a foutu trop mal à l'aise cette conne. Je veux plus jamais lui parler. J'aurais trop honte après quoi. Heureusement, elle ne sait pas que c'est pour faire ça avec un mec quoi.
[Fin du Flash-back]
Je m'approche du comptoir en évitant de trop lever la tête un maximum.
Pharmacienne : Vous voulez des préservatifs ? =D
Sale chienne !
Moi : Non merci, ça ira. Je viens chercher des pansements et du désinfectant pour une amie. Elle est blessée à la lèvre et à l'arcade.
Pharmacienne : Votre copine s'est fait agresser ?
Moi [exaspéré] : Je suis gay !
Pharmacienne [gênée] : Euh ... Désolé. Je vais vous chercher tout ce qu'il vous faut.
Moi : Merci.
Au moins, je lui ai fermé sa gueule et c'est elle qui aura honte maintenant !
Elle farfouille dans les tiroirs de la pharmacie pour trouver tout ce qu'il me faut et revient avec 1 boîte de pansement et 1 bouteille de désinfectant.
Pharmacienne : Vous m'avez dit qu'elle est blessée à l'arcade ?
Moi : Et à la lèvre.
Pharmacienne : Vous devriez aller à l'hôpital, elle a peut-être besoin de points de sutures.
Moi : Elle a peur des hôpitaux, elle ne voudra jamais y aller, il n'y a pas un médecin qui serait capable de lui faire si nécessaire ?
Pharmacienne : Si, vous pouvez aller voir le docteur Klein. Il saura vous dire ce qu'il faut.
Moi : Bien, ça fait combien ?
Pharmacienne : 10¤46, s'il vous plaît !
Moi : Tenez, au revoir.
Pharmacienne : Au revoir.
Je repartis avec mon sachet direction la maison.
Je presse un peu le pas, je n'ai pas envie de la laisser trop longtemps toute seule, même s'il y a Tom. Ce n'est pas lui qui va lui tenir compagnie.
J'arrive devant la maison. Je m'apprêtais à ouvrir la porte que Tom l'ouvrit en vitesse assez affolé.
Tom : Elle est partie !
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Fin du Chapitre 5.
Un peu d'action (enfin ?).
Il y a un peu d'humour également mais je n'en suis pas convaincue.
J'trouve la scène avec la pharmacienne pas très bien écrite.
Donnez-moi votre avis.
Comment va réagir Bill ?
Que va-t-il se passer ?
La suite dans 110 com's.
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