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Chapitre 2

L'envie de vomir me monte dans la gorge. Alors que cet inconnu se dirige vers moi, je vomis mes tripes avec le peu que j'ai mangé aujourd'hui. Non, je ne suis pas anorexique, mais j'ai tout de même des carences alimentaires. Je suis assez maigre, on ne peut d'ailleurs constater aucune trace de grossesse. Je sais ça fait seulement 1 mois. Mais tout de même ...
Je pleure encore. Je vomis encore. Et cette ombre n'est qu'à seulement quelques mètres de moi. Il doit sûrement avoir peur de cette rue et de moi. Une pauvre clocharde avec des habits ignobles, qui puent. Je suis sale. Je n'arrête pas de vomir. Je chiale. Je crois que sa peur se comprend, non ?


... : Euh ... Excusez-moi mais vous voulez de l'aide ?

Il veut m'aider ?
Une lueur d'espoir traverse mon esprit même si j'ai peur. Je ne sais pas si je pourrais redonner ma confiance à quelqu'un un jour.


... : Vous devriez venir avec moi à l'hôpital, vous n'avez vraiment pas l'air d'être bien !
Moi : NON ! Pas l'hôpital ! Tout mais pas l'hôpital, je hais les hôpitaux !


Je venais de lui crier cette phrase à la gueule comme une sauvage. Je ne comprends pas qu'il ne se soit pas échapper en courant après ça. Je redresse ma tête et essaye de dévisager cette personne à travers mes yeux embués.
J'arrive à distinguer des cheveux longs noirs avec des mèches blondes sur les pointes. Un visage fin avec un regard attirant.
Un regard comme je les aime, noir, profond, remplis d'émotions. Le sien est cerclé de noir. Un homme maquillé. Ca me plaît cette idée. Il a un air attendrissant.
Une bouche fine et soyeuse. Un petit nez retroussé tout mignon. Il est vraiment attirant.


... : Je ... Désolé ... Je ne savais pas ...
Moi : Nan, c'est moi, désolé de vous avoir crier dessus.


Et je me remets à pleurer.
Je sens qu'il n'ose pas s'approcher. Déjà par la timidité et aussi parce qu'il y a du vomi tout autour de moi. L'odeur nauséabonde me remonte d'ailleurs au nez et je vomis encore une fois.
Ma trachée me brûle. Je ne vomis plus que de la bile. C'est acide, ça pique.


... : Ecoutez, je, vous n'avez qu'à venir chez moi. Je ne peux vraiment pas vous laisser comme ça.
Moi : Pourquoi vous occupez vous de moi ? Je n'en vaux pas la peine, je ne suis qu'une traînée, qu'une clocharde qui vous fait pitié ! J'ai l'habitude qu'on ait pitié de moi.
... : Peut-être que je ressens de la pitié pour vous mais c'est bien une raison pour que je ne vous laisse pas pourrir là, dans cette rue horrible !
Moi : Vous n'êtes vraiment pas obligé.
... : Si ... Je me sens obligé en vous voyant comme ça.
Moi : Vous allez vous faire chier plus qu'autre chose avec moi.
... : Peu m'importe. Maintenant que je vous ai trouvé, je ne vous lâcherais pas.
Moi : Merci ...
... : De rien ... Je ne peux vraiment pas faire autrement en vous voyant comme ça. Vous vous appelez comment ?
Moi : Amélie ...
... : C'est joli ! =) Moi, c'est Bill.
Moi : Merci Bill ...
Bill : T'as assez de force pour te lever ? Ou tu veux que je t'aide ?
Moi : Tu veux me porter ? xD Nan, ça ira ... Merci ! =D
Bill : Je n'habite pas loin. On parlera une fois que tu auras pris une douche, Ok ?
Moi : Oui, merci ! *_*
Bill : De rien.


Je me lève encore tremblante et je suis Bill qui va m'emmener chez lui. Je ne sais pas pourquoi je le suis au lieu de me pendre. C'est clair que je ne vais pas rester infiniment chez lui. Je ne trouverais jamais de travail, je n'ai pas de diplômes. Une fois sorti de cette rue diabolique, le soleil me frappe les yeux. Un sourire de bonheur se dessine sur mon visage. Je n'ai jamais vu le soleil comme ça. C'est tellement beau. Je reste là sans bouger à admirer le ciel. Je ne savais pas que le ciel de Hambourg était aussi merveilleux.
Bill m'appelle. C'est vrai que j'étais restée paralysée devant ce soleil alors que Bill avait continué son chemin. Je le rejoins en trottinant et une fois arrivé à sa hauteur un sourire de tendresse se devine sur son visage. Je lui réponds et nous voilà repartis.
Je me sens en confiance avec lui. Il a l'air si protecteur.
Les gens nous regardent bizarrement. C'est vrai quoi, un mec qui a le look d'une rock star qui a une clocharde à ses côtés, on ne voit pas ça tous les jours.
Mais même s'il a l'air friqué, il n'a pas l'air de se la péter tellement. Il serait déjà parti en me laissant je crois s'il n'était pas si généreux et tendre.
On marche encore et encore et moi je m'amuse à regarder les gens qui nous dévisagent. C'est vrai, je trouve ça marrant. J'aime bien attirer les regards. Je n'aime pas ressembler à tout le monde, alors autant dire que j'aime quand les gens me regardent. Ca veut dire que je suis bizarre, mais j'aime être bizarre.
Puis, Bill tourna dans le quartier des riches. Je ne m'étais pas trompée. Il est bel et bien friqué. Je ne compte pas en profiter. Je ne suis pas comme ça. Au contraire, ça va me rendre plus mal à l'aise qu'autre chose s'il commence à me proposer des tas de trucs.
Il rentra alors dans un jardin où sont garées 2 voitures : 1 Cadillac et 1 Mini Cooper !
J'adore la Mini Cooper. C'est mignon et sportif à la fois.


Bill : La Cadillac elle est à mon frère, moi j'ai la Mini Cooper.
Moi : J'adore la Mini ! =)
Bill [en rigolant] : Moi aussi !


Il abaissa la poignet de la porte blanche aux bords dorés.
Une lumière imparable régnait dans la pièce. Un côté luxueux dominait l'ensemble de la maison. Tout était très moderne. Le salon était dans les tons turquoise et chocolat. J'aimais beaucoup. Il y avait pas mal de plantes, ça donnait un côté vraiment frais et zen à la maison.


Bill : Voilà le salon !
Moi : C'est beau ! *_*


Il rigole. Je n'ai jamais vu un tel luxe d'aussi près. Qu'est-ce que je fous là ? Moi, avec mes habits tous sales ... Où est l'intrus ???

Bill : Viens je vais te montrer ta chambre et ta salle de bain.

Je le suis. Je ne peux faire que ça. Je suis perdue dans ce monde de luxe. Je ne me sens d'ailleurs pas très à l'aise. Moi qui, habituellement, vit dans un vrai toddy. Il me fait d'abord rentrer dans la salle d'eau qui, comme toutes les autres pièces sont magnifiques.
Puis, il m'emmena dans ma chambre, aux tons verts, qui était juste à côté de la salle de bain.
J'étais réellement époustouflée par tout ça. Tout était tellement si beau. Quand je repense à mon petit matelas dans notre appart à Mika et moi. Mais tout ça, c'est fini.


Bill : Va t'asseoir sur le lit si tu veux ! N'aie pas peur. C'est tout pour toi. Et ne crois pas profiter de moi en faisant ça, je ne te le proposerais pas si je ne le voulais pas.

Il est hyper bavard je trouve, par rapport à moi. Moi, je me sens tellement timide là.
Je vais m'asseoir sur mon lit comme il me l'a incité. Il est tellement agréable, ferme. J'ai déjà envie de me coucher en m'asseyant dessus. Mon vieux matelas ne me manquera pas du tout. Lui qui était tout détraqué et mou. J'avais de tels maux de dos à cause de lui.


Bill : Tu veux voir où est ma chambre ? Je te fais visiter le reste de la maison pour que tu prennes tes marques. Et puis si tu as besoin de quelque chose, demande-moi ! =)
Moi : Ok ...
Bill : A part si tu me demandes de t'acheter tes trucs hygiéniques là que mettent les meufs ... Je te donnerais juste l'argent ! xD
Moi : Euh ... Je suis enceinte, ça ne risque pas d'arriver.
Bill : Ah ... Désolé. J'vais voir mon frère, je ne sais pas trop où il est mais y'a sa voiture donc il devrait être là. Il faut que je te le présente.


C'est bien ce que je pensais, il est très bavard ! =)
Je ne me sens vraiment pas à l'aise. Déjà qu'il m'accueille chez lui, et puis dans une maison si luxueuse. J'ai l'impression de déranger. Qu'il a autre chose à faire que de s'occuper d'une clocharde. C'est vrai que tout ça, tout ce luxe me fait rêver, j'ai l'impression d'être une princesse, mais je n'ai tellement pas l'habitude, que je suis mal à l'aise et je regrette presque mon petit toddy.

Bill : Tu viens ? Je vais te présenter mon frère, il est dans sa chambre et puis après je te montrerais le reste de la maison.

Je le suis. Je suis tellement mal à l'aise, que moi, qui suis plutôt bavarde d'habitude, je n'ose plus parler. Je ne me sens d'ailleurs pas bien à l'idée de rencontrer une autre personne. Lui, il a bien été gentil avec moi, mais d'habitude les gens me jugent mal, alors peut-être que son frère fera parti de ces gens ? Je suis devenue très craintive face au monde. Pourtant, je me rappelle très bien mon enfance. J'étais une petite fille très joyeuse, très sociable, toujours souriante. J'étais très dynamique. Maintenant, je n'ose plus rien faire. Je ne fais plus de sports. Je ne souris quasiment plus. Je pleure tout le temps. Je n'ose plus parler aux gens. Je me suis extrêmement renfermée.
Il toque à la porte.


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Chapitre 2 fini.
Vous en pensez quoi ?
Comment Tom va réagir ?
Une idée de ce qu'il va se passer ?
Vous avez toujours envie de lire ?
J'suis contente parce que globalement ça vous a plu. J'ai reçu des commentaires touchants,
qui m'ont donnée envie de continuer et de vous poster une suite.
Surtout qu'en ce moment ça va pas fort fort.
Donc, Merci BEAUCOUP.
La suite dans 150 com's.

Chapitre 2

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 13:19

Modifié le mardi 09 septembre 2008 11:36

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