Chapitre 10

Cette séance de shopping me fera vraiment du bien.

[POV d'Amélie [moi]]

Il fait nuit. Tout le monde dort dans le quartier. Sauf moi. Je suis assise sur le rebord de la fenêtre, mes jambes pendant dans le vide et j'admire le ciel étoilé tout en réfléchissant. Je réfléchis oui. Je réfléchis à ma journée. Cette petite sortie m'a fait plutôt du bien. Je me revoyais quelques années auparavant, moi, marchant dans la rue avec ma mère, entrant dans les magasins qui étaient susceptibles de nous intéresser, et admirer n'importe quelle babiole. Ca faisait un moment que je n'avais pas repensé à mon passé. Mon passé paradisiaque. Celui où mes parents étaient encore vivants. Celui où je ne connaissais pas Evan. Celui où tout allait encore très bien et où mes rêves n'étaient fait que de princesses et de princes charmants.
Sauf qu'aujourd'hui ma mère c'était Bill. Et comme quelques années auparavant, c'était lui qui me guidait dans les magasins et me montrer des habits. Ca aurait du me rendre triste et nostalgique mais ça a eu l'effet inverse et je crois que c'est bien mieux.
Il m'a payé quelques vêtements que je compte bien essayer de lui rembourser. Oui je dis bien essayer car je ne sais pas encore comment trouver de l'argent.
Je me sens bien ce soir. C'est pour ça que je suis assise à ma fenêtre, je n'arrive pas à dormir, je suis trop bien.
Je change de positions, m'appuie contre le mur et remonte mes jambes contre mon torse en les entourant avec mes bras.
Mon sourire est collé à mon visage inconsciemment. Je repense à tout depuis le début. Je ne remercierais jamais assez Bill et Tom, même si j'ai revu Evan, ils m'ont énormément apportée. Non seulement un logement mais une amitié. Ils m'ont redonnée confiance en moi. Et je crois que c'est l'une des meilleures choses qui me soit arrivée.

Je reste là, un long moment et alors que je m'apprêtais à retourner dans mon lit pour essayer de dormir j'entends des pas dans la maison. Je descends de ma fenêtre, la referme et entrebâille ma porte pour voir qui est debout. J'aperçois la silhouette de Bill rapidement et finalement, je referme la porte et m'allonge dans mon lit.
Mes paupières commençaient à se faire lourdes. Mais j'entendis alors le bruit d'un moteur de voiture. Je me levai en vitesse pour voir à la fenêtre ce qu'il se passait et je vis Bill partir en voiture. Il travaille de nuit ? Il se passe quoi ? J'avoue ne pas comprendre la raison de son départ alors qu'il est minuit passé, et je m'inquiète un peu.
Je descendis alors au salon, pris un bouquin au passage dans la bibliothèque du couloir et commençai à lire en attendant son retour.
Je n'arrivais pas vraiment à lire. Mes yeux faisaient plusieurs allers-retours sur les lignes du livre car mon esprit était trop occupé à penser à ce que pouvait faire Bill à cette heure-ci de la nuit. Puis finalement, mes yeux se fatiguèrent assez vite et je n'ai pas réussi à lutter bien plus longtemps contre le sommeil.

Un grand fracas me réveilla en sursaut.
Puis j'aperçus Bill sur le pas de la porte. Il faisait sombre et la seule chose que j'arrivais à discerner était ses yeux rouges, complètement dilatés.


Moi : Bill, tu m'as fait peur ...
Bill : Ah ouais ?


Un sourire sadique pris place sur son visage. Bill, t'es bourré, fais pas de conneries.
Il s'approcha doucement du canapé où je me situais avec un regard qui avait une réelle envie de me tuer, de me faire fondre sur place.


Bill : T'as raison d'avoir peur, pouffiasse !
Moi : Bill, t'es bourré ...
Bill : Oui, je sais, mais je suis assez conscient pour me rendre compte que tu profites de mon hospitalité sale pute !
Moi : Bill, ce n'est pas vrai, je ... ce n'est pas vrai...
Bill : SI C'EST VRAI ! TU M'AS MEME EBOUILLANTE AVEC TON CAFE !
Moi : Je n'ai pas fait exprès ...
Bill : TA GUEULE DEGAGE DE CHEZ MOI !
Moi : Bill, t'es bourré ...
Bill : TA GUEULE DEGAGE !
Moi : Tu m'avais dit que je pouvais avoir confiance en toi ...
Bill : TU NE SAIS PAS QU'IL NE FAUT PAS FAIRE CONFIANCE AUX GENS QUE TU NE CONNAIS PAS ?! MAINTENANT DEGAAAAGE !


Je me mis alors à trembler, à avoir des spasmes qui me paralysent quand il me répéta une énième fois de dégager. Je me suis mise alors à courir vers la porte à sortir à toute vitesse en faisant claquer la porte contre le mur. J'entendais Tom qui criait sur Bill mais il a raison, on ne doit jamais faire confiance aux gens qu'on ne connaît pas. Je n'aurais jamais du accepter tout ce qu'il m'a offert.
Je ne sais pas où je vais. Mais je cours le plus loin possible de lui. D'eux. Je veux tout oublier, je ne veux plus les revoir. Je veux me débrouiller toute seule, me sortir de cette merde toute seule.
Mes pieds sont glacés, je ne les sens plus à travers les petites baskets de ville que Bill m'a offert cette après-midi. J'étais heureuse, pourquoi tout s'est retourné d'un coup ? Je ne comprends plus rien à ma vie. Je veux tout redémarrer. J'aimerais retourner dans le ventre de ma mère, ne pas avoir joué avec Evan, ne pas voir mes parents mourir, ne pas me retrouver seule, ne pas avoir rencontré Mika, ne pas avoir eu à demander de l'aide à Bill.
Je me retrouve finalement à marcher dans une rue pas très nette. J'ai arrêté de courir car je pense que je suis assez loin de tout. Je suis exténuée, mon c½ur bat à mille à l'heure. J'ai du mal à reprendre mon souffle. Je n'ai jamais eu beaucoup d'endurance.
Je m'assois alors sur le bord d'un trottoir entourée d'autres personnes. Mais ces personnes, je m'en fiche un peu. Mon esprit est vide. Je n'arrive plus à penser. Je n'arrive plus à respirer. Je n'arrive plus à m'enlever cette image de la tête. Celle des yeux dilatés et rouges de Bill quand il est rentré brutalement tout à l'heure. Tout à l'heure ? Cette nuit ? Je n'ai plus de repère dans le temps. A vrai dire c'est comme s'il s'était arrêté. Mais je peux voir qu'il fait encore bien nuit.
Il doit être aux alentours de 4h du matin. Le bruit d'une voiture se fait entendre ainsi qu'une certaine agitation. Des voix de filles résonnent tout autour de moi sans que je comprenne réellement ce bruit. Puis la voiture se stoppe devant moi, j'ai peur de lever la tête. Peur de voir le visage de Bill ou Tom dans cette voiture. Puis on m'interpelle par un simple « hey ».
Je lève alors le visage pour voir la tête d'un homme qui m'est totalement inconnu.


Homme : Hey toi ! Monte !
Moi : Je ... Désolé mais vous devez vous tromper, on ne se connaît pas.
Homme : Bien sûr qu'on ne se connaît pas, mais on n'a pas besoin de se connaître pour ça.
Moi : Comment ça ? Vous devez faire erreur.
Homme : Bon écoute, soit tu te dépêches de me dire combien tu prends soit je dégage.
Moi : Mais, vous vous trompez, vous me prenez pour quelque chose que je ne suis pas.
Homme : Ah ? Et pour qui je devrais prendre une belle fille assis la nuit dans un quartier de prostituée ?
Moi : Mais je ne suis pas une prostituée !
Homme : Dommage pour toi ma belle, tu te ferais pleins de frics. Bye, bonne fin de soirée.


[Ellipse]

Les bouteilles d'alcool fusent. Les nanas en mini-jupe n'arrêtent pas de se déhancher ou d'embrasser langoureusement les hommes d'une quarantaine d'années, quasiment tous mariés. Moi-même je suis en train d'embrasser un homme.


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Je suis réellement réellement désolée!
Mon retard ne pourra jamais être pardonnée mais je n'ai vraiment plus la même passion d'écrire des fictions qu'avant ou plutôt je n'ai plus le temps.
Je pourrais le trouver mais j'ai d'autres choses à me préoccuper...
En plus, je ne vous ai pas prévenu pour l'autre suite...
Enfin j'espère que cette suite vous plaît quand même.
Je ne demande pas un nombre de commentaires car je suis persuadée qu'il n'y aura pas beaucoup de gens qui liront cette suite...
Mais tant pis, je la mets pour ceux qui la veulent et même s'ils sont peu nombreux.

Chapitre 10

# Posté le mardi 28 avril 2009 06:00

Chapitre 11

Mais comme je suis la petite préférée, j'ai le droit à un mec assez jeune et plutôt mignon. Sa main sous ma jupe, il n'arrête pas de me tripoter le cul. Moi avec mon verre de vodka-coca à la main, je tente de me frotter à lui pour le voir se durcir. Mais je tente aussi de me rendre saoule pour éviter de me souvenir demain de notre nuit agitée. Comme chaque nuit en fait. Je me fais défoncée depuis maintenant 2 mois. 2 mois que je n'ai pas revu Bill et Tom. 2 Mois que je me prostitue et que je me fais un maximum d'argent. Je ne pensais pas que je tomberais aussi bas un jour. Mais depuis, je vis dans un endroit confortable, je m'assume toute seule, je ne suis dépendante de personne.
Les décibels sont tellement forts que j'ai du mal à entendre lorsqu'il me chuchote des trucs coquins à l'oreille. Et ce n'est pas sans me déplaire car je ne suis vraiment pas fière de ce que je fais. Je compte bien arrêter tout ça lorsque j'aurais un travail. Un vrai.
Revenons à sa main, placée sur mes fesses, mes fesses qu'ils malaxent. Bizarrement, pour une fois ça me donne envie. C'est sûrement dû à l'alcool qui coule en quantité phénoménale dans mon sang. Mais ce soir j'ai bien envie de ce jeune homme. Un petit blond, les cheveux un peu longs, légèrement bouclé, un sourire blanc et sexy, de beaux yeux bleus. Il y a de quoi être excitée, même lorsqu'on est une prostituée. Puis je sens sa main se glisser sous ma culotte et venir me tripoter doucement mon intimité plus réellement intime depuis ces quelques mois. Il est bien temps de monter dans une chambre en haut et de faire mon travail.
Je pose mon verre sur une table, un verre totalement vide, autant dire que je supporte de mieux en mieux l'alcool, lui prends la main et l'entraîne vers une chambre située à l'étage de la maison où se trouve cette petite fête. Pour une fois, mes pas sont assez rapides et mon bas-ventre semble excité. J'ouvre une porte et aperçois une pièce vide. Je rentre alors à l'intérieur avec mon compagnon, ferme la porte et le plaque contre cette dernière. Mes mains glissent sous son tee-shirt et ses mains reprennent place sur mes fesses. Je laisse mes ongles griffer doucement son torse et quand je le sens frissonné, je m'accroche à sa ceinture pour me coller et me trémousser contre lui. Alors qu'il fait glisser ma culotte par terre, tout en gardant ma jupe, j'introduis ma langue dans sa bouche alors qu'habituellement je n'embrasse jamais mes clients. J'y découvre un piercing à la langue qui ne me laisse pas de marbres. Ce jeune homme est réellement excitant, pourtant je sais qu'il n'y aura rien de plus entre nous. Les prostituées n'ont pas de petits amis, elles ne peuvent pas.


Moi : On fait quoi ce soir ?
Lui : Tout ce que tu veux...
Moi : Ca dépend de ton budget chéri.
Lui : Donne-moi du plaisir, c'est tout ce que je veux.


Il me plaît. Oui, j'ai bien dit qu'il me plaisait, c'est bizarre hein ?! Mais ce soir je n'agirais pas à contrec½ur.

[Ellipse]

Une semaine s'est écoulée depuis l'autre soir. Cette nuit où j'ai rencontré Mathieu. Oui, Mathieu c'est le prénom du beau blond qui a payé pour coucher avec moi et qui ne me laissait pas indifférente. Il était vraiment craquant. Mais je ne le reverrai pas. Une fois notre affaire terminée, il m'a payée et est parti sans un mot. J'étais un peu déçue qu'il ne m'ait pas parlé, mais je ne devais pas m'attendre à quelque chose de toute façon. Là, je suis dans la rue à attendre qu'un client arrive mais il n'y a pas foule ce soir. Les seules personnes qui sont venues n'étaient pas là pour moi. Les voitures passent, j'espère à chaque fois qu'elles s'arrêteront devant moi mais elles continuent toujours leur route. Si dans une demi-heure, il n'y a toujours personne, je rentrerai chez moi. Et c'est après avoir dit ça qu'une voiture s'arrêta devant moi. La vitre se baisse et en voyant qui est la personne dans cette voiture je commence à paniquer...


... : Amélie ! Tiens, quelle surprise !
Moi : Va-t-en...
... : Je viens pour m'offrir tes services.
Moi : C'est trop tard, j'ai fini pour ce soir. Dégage !
... : Il te reste encore 10 minutes à faire, monte !
Moi : Jamais de la vie !
... : Si tu ne montes pas, j'irai voir ton mac !
Moi : Fiche-moi la paix, bon sang, Evan !
Evan : Si tu le prends comme ça.


Il sortit alors de sa voiture. Je me mis à courir aussi vite que je le pouvais mais mes talons m'empêchaient de le faire. Je les enlevai alors et essayai de lui échapper mais je n'arrivais pas à la semer. J'étais totalement essoufflée, mes jambes commençaient à me faire réellement mal et je ne savais pas quand je pourrais m'arrêter. Mais le centre-ville se rapprochait et j'allais pouvoir m'abriter dans un restaurant, il ne pourra rien me faire en présence d'autres personnes. Le premier restaurant que je vis d'encore ouvert, bien qu'il soit tard dans la nuit, était quasiment vide mais je rentrai aussi vite que possible dedans, les joues rosies par l'effort et les larmes qui coulaient de mes yeux. Sans y faire attention je tamponnai une personne qui était sur le point de sortir... Oh non... Ce n'était décidément pas mon soir...


... : Vous pourriez faire attention !
Moi : Je suis désolée...


Je baissai la tête tant bien que mal pour éviter qu'il me reconnaisse mais c'était peine perdue.

... : Amélie ?!
Moi : Oui...
... : Qu'est-ce que tu fais habillée comme ça ?
Moi : Fallait bien que je me démerde après que ton frère m'ait virée de chez vous...
Tom : Ne me dis pas que tu...
Moi : Oui, Tom. Je me prostitue.

Je levai alors les yeux vers lui et me plongeai dans son regard qui m'avait manquée. Personne ne parlait, il n'y avait que le bruit de fond du restaurant. Le bruit des casseroles qu'on range, de la petite musique d'ambiance... Quand un claquement de porte nous fit sursauter tous les deux. Evan venait d'entrer.

Evan : Tiens, tiens, quelle coïncidence !
Moi : Dégage immédiatement, ou j'appelle la police !
Evan : Tu ne le feras pas...
Moi : Ne sois pas si sûr de toi.
Evan : Je m'en vais... Mais je n'en ai pas fini avec vous. Tom, tu diras à Bill qu'il faut qu'on parle.
Tom : Il est hors de question que tu t'approches de mon petit frère. Tu ne lui feras plus jamais de mal, compris ?!
Evan : Au revoir !


Il fit signe de m'envoyer un bisou avec sa main puis sortit tranquillement, comme si de rien n'était, laissant place à un silence plus que frustrant dans la pièce. J'étais dos à Tom, je sentais son regard sur moi, sûrement en train de se dire que je suis qu'une salope qui est tombée bien bas. J'avais peur de me retourner, je ne sais pas quoi lui dire et je suppose que lui non plus ne sait pas. Des larmes commencèrent à couler silencieusement sur mes joues quand je sentis une main se poser sur mon épaule et un bras entourer mon ventre.

Tom : Il est bien arrondi dis-moi... C'est mignon.

Je ne répondis rien. Oui mon ventre s'est arrondi, un fait normal quand on est enceinte. Ca fait un moment que je n'ai plus réellement pensé à ce problème et je me dis que s'il nait, se sera une situation pire que tout pour cet enfant. Il y a quelques temps, sa mère était clocharde, maintenant c'est une prostituée. J'aimerais réellement avorter, mais cette phobie me liquéfie sur place rien que d'y penser.

Tom : Viens, on va à la maison...
Moi : Je ne pense pas que se soit une bonne idée.
Tom : Ecoute, tu sais Bill ne pensait pas ce qu'il a dit, le lendemain il est descendu prendre son petit-déjeuner avec un sacré mal de tête, il attendait que tu descendes. Comme tu ne descendais pas, il est monté voir dans ta chambre car il trouvait bizarre que tu ne sois pas encore levée. Là, il vit ta chambre vide. Dans la salle de bain, pareil. Il est venu me voir, je lui ai raconté. Il ne se souvenait plus de rien et pleurait des torrents en s'insultant car il ne comprenait pas pourquoi il avait pu faire ça.
Moi : Tom, j'ai assez profité de vous...
Tom : On le fait avec un réel plaisir, on t'apprécie énormément c'est tout. Ce n'est pas par acte de pitié qu'on le fait mais par envie car on a envie que tu restes avec nous.
Moi : Ce ne sera plus jamais pareil.
Tom : C'est à vous de le décider ça. Viens avec moi, au moins pour t'expliquer avec Bill.
Moi : Je vais lui dire quoi ? Je n'arrive plus à faire confiance Tom !
Tom : C'est ce que tu penses. Tu peux très bien le décider par toi-même, c'est à toi de faire le pas.
Moi : Ok... Je te suis...


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Enfin décidée à mettre la suite.
Pendant un moment j'ai pensé arrêter ce blog.
Mais je suis peut-être en train de retrouver le goût d'écrire.
Je vais refaire une liste de prévenus.
DONC CEUX QUI CONTINUENT A LIRE CETTE FICTION ET QUI VEULENT CONTINUER A ETRE PREVENUS DITES-LE MOI.
Car la liste que j'ai là est très longue et c'est long de prévenir quand les 3/4 ne viennent pas c'est décourageant.
J'espère que ça vous plaît toujours même si je poste très lentement...
Merci pour ceux qui restent fidèles.
Chapitre 11

# Posté le lundi 27 juillet 2009 10:02

Chapitre 12

[Ellipse]

Mon anneau de chair se raidit lorsque son pénis entra en moi. Ma peau se tire et me fait mal. Je me contracte par automatisme pourtant c'est tout l'inverse de ce qu'il faudrait que je fasse. Je suis à califourchon au dessus de son corps, ses mains caressent les miennes pour que j'essaye de me décontracter. Je souffle un coup et je m'empale un peu plus sur son sexe, jusqu'à arriver jusqu'au bout de mon entrée. A ce moment-là je me couche sur lui, en embrassant ses lèvres ayant été légèrement humectées par les miennes auparavant. Je caresse sa peau imberbe et chaude. Ce qu'on est en train de faire me provoque des réactions plus qu'agréables mais également une sensation insatiable de plaisir qui aimerait prendre une dimension encore plus grande qu'elle ne l'occupe déjà dans mon corps. Il vient poser ses mains aux creux de mes reins, me massant légèrement la peau en effectuant des petits cercles avec ses pousses, avec la plus grande délicatesse, ce qui agrandit mon insatiabilité. L'envie avait enfin remplacée totalement la douleur et je commençai tout doucement à remuer le bassin pour effectuer des mouvements de va-et-vient en moi avec son joujou. Je me redresse légèrement pour poser mes coudes autour de sa tête et il m'accompagna dans mes mouvements de bassins en commençant à remuer le sien. La sensation était bizarre. Mais tellement agréable. C'était la première fois que je faisais l'amour comme ça. La première fois que je faisais l'amour avec une personne que j'aime. On accéléra nos mouvements simultanément. Mon plaisir pourrait se comparer à une jauge qu'on remplit d'eau. Au bout d'un moment la jauge déborde. C'est l'orgasme. Mais cette fois j'ai l'impression que je vais attendre l'orgasme plus rapidement que d'habitude. Parce que ce sentiment d'amour accentue le plaisir. Nous avons une respiration très forte tous les deux. Mais je ne tarde pas à porter un peu plus ma voix et à pousser de forts gémissements. Peu de temps après, sa voix vient se mêler à la mienne et l'eau déborda de la jauge... Chacun notre tour.
Je ferme les yeux, de façon à profiter de notre proximité un peu plus et vient me lover dans ses bras. Je pose des petits bisous sur son torse chaud et lui glisse une main dans mes cheveux et une autre dans le bas de mon dos. La sensation du toucher de sa main sur mes reins me fait cambrer et j'emmêle nos jambes les unes dans les autres. Je frôle sa virilité ce qui me donne presque envie de recommencer notre acte une nouvelle fois. Je me sens si bien dans ses bras. J'aimerais y rester pour l'éternité. On est tard le soir et je sens, au fur et à mesure du temps passé près de lui, mon esprit partir pour le pays de Morphée. Un dernier petit bisou à son attention sur ses lèvres qui ont encore le goût du dessert au chocolat de ce soir et je m'endormis paisiblement pour rêver de ces derniers moments et tout ces changements.

En ouvrant les yeux, je m'aperçus qu'il n'était déjà plus dans le lit. Ma tête me faisait un peu mal et l'envie de me rendormir était très tentante. Pourtant, je fis face au réveil qui m'indiquait qu'il était déjà plus de 12h. Après quelques étirements, je réussis à me relever et me mettre en position assise sur le lit. J'ouvris les yeux, tout en les frottant légèrement, baillai un bon coup et mon rendis compte que j'étais toujours nue. Je me hissai alors jusqu'à la penderie et enfilai rapidement des sous-vêtements ainsi que des vieux vêtements pour trainer. Avant de descendre rejoindre mon chéri, j'allai ouvrir les volets de la chambre pour faire un peu rentrer le soleil et sa chaleur qui n'était pas toujours au rendez-vous en cette période d'hiver, je tirai un peu les draps, les bordai vite fait, ramassai les affaires sales pour les mettre dans le panier-à-linges et descendis enfin. Mes yeux coulaient un peu à cause du réveil et lorsque les larmes séchaient, ça rendait ma peau tiraillante. J'aperçus ma touffe de cheveux préférée dépassée du canapé et je me dépêchai d'aller passer mes bras autour de lui. Il se retourna pour me faire face. Un rayon du soleil interceptait parfaitement son visage, ce qui éclaircissait ses yeux qui était d'une couleur noisette à croquer. Ses lèvres étaient légèrement gercées et me donnait l'envie de les humidifier pour qu'elles soient brillantes. Sa peau était tout aussi parfaite que d'habitude, pas une seule imperfection, seule une trace de chocolat avait séché sur le bord de sa bouche. Avec mon pouce je lui essuyai, accompagné d'un petit bisou, son sourire s'étira sur son visage et ses yeux pétillèrent. Je l'admirai un instant avant de l'embrasser à nouveau et de lui adresser quelques mots.


Moi : Ca fait longtemps que tu es debout ?
Lui : Nan, il y a à peine une demi-heure. Tu as bien dormi ?
Moi : Comme un petit bébé.

Je lui souris, l'embrassai à nouveau et me concentrai sur ce que j'allais faire à manger à midi. Je n'avais pas tellement envie de cuisiner.

Moi : Tu as déjeuné ?
Lui : Pizza !
Moi : Ok, j'appelle la pizzeria.


Je lui souris, posai un énième bisou sur ses lèvres et allai dans la cuisine pour récupérer le numéro de la pizzeria et commandai. Lorsque j'entendis des pas dans les escaliers, je compris que Tom venait de se lever et j'allai le rejoindre alors qu'il s'était installé avec Bill dans le canapé.

Moi : J'ai commandé des pizzas pour midi.
Tom : Ca tombe bien j'ai faim.


Je m'immisçai dans les bras de Bill, alors qu'il n'était qu'en simple boxer. Sans m'en rendre compte, je n'arrêtai pas de mater sa partie intime ayant une folle poussée d'hormones dans tout mon corps. J'admirai son simple boxer noir, remontant mes yeux à son bas-ventre et détaillant ses traits bien qu'il n'était pas très musclé. Alors que j'étais dans une parfaite léthargie, des rires m'en sortirent et je me rendis compte que j'avais trop maté et que les deux jumeaux rigolaient. Je virai au rouge pivoine et tentai en vain de me cacher pour me faire la plus discrète possible, mais après ce moment je ne crois pas que ça va être facile.

Tom : Il t'attire tant que ça !
Moi : Arrête...
Bill : Mon c½ur... Ne fais pas la tête, c'est marrant !
Tom : Trop marrant !


La sonnerie retentit ce qui me permit d'éviter cet énorme moment de honte. J'allai ouvrir me doutant bien qu'il s'agissait des pizzas, payai et retournai dans le salon pour poser les cartons sur la table basse et commencer à manger.

Tom : Je vous ai entendu cette nuit. Ce n'était pas très long !

Bill cria son prénom, choqué par sa réflexion. Moi, j'étais plutôt gênée. Bill avait le droit d'être en colère, c'était son frère. Moi je ne suis que la petite copine de son frère, je ne me voyais pas lui gueuler dessus, du moins pas encore, ça ne fait pas assez longtemps que j'ai une relation avec Bill pour me permettre de crier sur son frère. Je ne vous ai pas raconté comment on a fini ensemble avec Bill... Ce n'est pas très compliqué.

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Et voilà un nouveau chapitre!
Un petit lemon.
Un peu de changement.
Dites-moi ce que vous en pensez.
Vous avez sans doute deviner de quoi parlera le prochain chapitre.
J'espère que vous aimez.
Et merci aux lectrices qui me sont restées fidèles.
Chapitre 12

# Posté le lundi 24 août 2009 13:42

Chapitre 13

[Flash-back]

Je suis dans un état second ce soir. La course poursuite avec Evan m'a anéantie et maintenant Tom veut que je m'explique avec Bill alors qu'il n'y a rien à dire. Je vais me retrouver face à lui sans savoir quoi lui dire. Il m'a vexée ? Il le sait déjà, il n'est pas con... Il regrette et il veut que je lui pardonne ? Sans le savoir il est pardonné depuis le début. Je ne lui en ai jamais réellement voulu, mais ce qu'il s'est passé l'autre soir a été l'élément déclencheur de mon envol. Je ne pourrais jamais bénéficier de leurs soins à vie, il faut que je me débrouille toute seule. Ou plutôt à deux. Avec ce petit être qui pousse dans mon ventre. Je crois que je n'ai plus beaucoup de temps si je veux avorter. J'aimerais le faire mais comment arriver à dépasser ma phobie ? Je ne sais pas si j'en serai capable. C'est en réfléchissant que je me rendis compte qu'on se trouvait déjà devant la maison. La lumière dans le salon est allumée ce qui ne me rassura pas, s'il avait été dans sa chambre ça m'aurait laissée un peu plus de temps.
Je reste figée sur le siège de la voiture dans mes pensées et Tom me dévisageait.

Tom : Ne t'en fais pas...
Moi : Je vais lui dire quoi ?
Tom : Je ne sais pas, si tu veux lui pardonner, pardonne-lui, si non, crie-lui dessus, mais expliquez-vous !
Moi : Tom, je ne lui en ai jamais voulu...
Tom : Ca va être vite réglé comme ça, tu reviendras vite à la maison, tu nous manques !
Moi : Tom...
Tom : Allé, vas-y qu'on n'en parle plus.


Il me sourit, me fit un petit bisou sur la joue et on sortit de la voiture en même temps. Je me dirige vers la porte d'entrée en retrait par rapport à Tom et quand il ouvrit la porte je l'entendis adresser quelques mots à Bill.

Tom : Bill ! J'ai une surprise pour toi.

J'étais encore trop éloignée pour entendre ce que Bill lui avait répondu. Tom se retourna vers moi pour me faire signe de m'approcher ce que je fis peu après. J'étais cachée derrière le mur qui séparait le salon et entendait Bill se posait des questions sur sa surprise.

Tom : Tu la veux tout de suite ?
Bill : Bien sûr que je la veux tout de suite !


Il me fit signe de me rendre visible à la vue de Bill. Je m'avançai et je pus enfin l'apercevoir. Il était debout pétillant d'énergie à l'idée d'avoir sa surprise avec un énorme sourire collé au visage. Pourtant quand il me vit, son sourire diminua de volume. Ma vue se brouilla. Je pensais qu'il serait un minimum content de me revoir et ce n'est finalement pas l'impression que j'ai. Pourtant alors que j'étais perdue dans mes pensées, il se jeta sur moi pour m'enlacer et me murmura des mots à l'oreille.


Bill : Je suis tellement désolé, je m'en veux à un point si tu savais c'est inimaginable, ces mots je ne les ai jamais pensés, je ne comprends pas pourquoi, tu me manques tellement, je t'en supplie reviens à la maison... Je... Je t'aime.

Mon cou avait été humidifié par ses larmes pendant son discours. Je n'étais pas sûre de comprendre le sens de ces derniers mots. Pourtant je n'avais qu'une envie c'était de l'embrasser et de lui répondre positivement.
Je me recoulai légèrement, pour voir son visage et essayai de comprendre et d'avoir des réponses à mes questions. Quand je vis un sourire timide s'afficher sur sa belle bouille, je compris que le mur était enfin tombé. J'avais enfin les réponses à toutes mes questions. Si je n'étais pas à l'aise, si j'étais malheureuse et tout ce qui s'en suit, c'est pour une seule raison : j'avais besoin de Bill, je l'aimais. Mais je ne le savais pas et j'étais insatisfaite ne sachant pas comment me rendre heureuse.
Je me jetai alors sur ses lèvres en pleurant de joie. Il venait de me délibérer. Je viens de retrouver la joie de vivre. Ma raison c'était lui désormais. C'est beaucoup en une soirée. Je suis fatiguée. Mon cerveau a reçu tellement d'informations que je ne suis plus capable de réfléchir à quoi que se soit. Mes mains se mêlent à ses cheveux tandis que les siennes se posent sur mes hanches. On se détache doucement, s'adressant un sourire pour se serrer dans nos bras à nouveau.
Alors que Tom regarde encore la télé, Bill et moi montons en haut, dans sa chambre pour parler quelques minutes avant de s'endormir.


Moi : Comment ça se fait ? Je veux dire, pourquoi moi ? Pourquoi...
Bill : Pourquoi pas un homme tu veux dire ?
Moi : Oui...
Bill : Peut-être parce que je ne suis pas 100% gay, mais plutôt bi... Je ne pensais pas être capable de retomber amoureux d'une fille. J'étais beaucoup plus attiré par les garçons. Puis, je t'ai rencontré, j'ai appris à te connaître et au final, je suis tombé amoureux de toi.
Moi : Je suis plutôt assommée là, en une soirée il s'est passé tellement de choses. Je ne m'étais jamais rendue compte que j'étais amoureuse de toi, j'étais tellement plongée dans mes problèmes.
Bill : Toujours décidée à garder le bébé ? Je comprends tout à fait que tu ne veuilles pas, mais penses-tu que ça ne serait pas mieux d'essayer de passer au-delà de tes peurs ?
Moi : Je le sais bien qu'il faudrait que je le fasse... J'ai envie de le faire.
Bill : Je serai là pour toi, je ne te quitte plus maintenant, quelque soit le choix que tu fais, je serai là pour t'aider. Avec ou sans le bébé.
Moi : Merci Bill.


Je l'embrassai tendrement pour le remercier une nouvelle fois puis on s'endormit serrés dans les bras l'un de l'autre.

[Fin du Flash-back]


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C'est assez court et ça fait extrêmement longtemps que je n'ai pas posté.
Mais excusez-moi, je n'ai pas pris du tout de temps pour écrire.
Et je n'ai plus trop d'idées.
Je vais essayer d'y réfléchir pendant ces vacances.
J'espère que ça vous plaît quand même...
Bonne lecture.
Chapitre 13

# Posté le samedi 24 octobre 2009 12:44